Catégorie : Couture

Toto s’installe à Orgeval (78)

Un nouveau (grand) magasin de tissus dans les Yvelines !

Jamais je n’aurais pensé écrire un jour cet article et pourtant…

Depuis quelques semaines, plusieurs de mes clientes me parlaient d’un nouveau Toto qui venait d’ouvrir à Orgeval. Un grand Toto, à nul autre pareil, en lieu et place de l’ancien Darty, situé dans la galerie commerciale Art de vivre.

Du coup, à force de les entendre chanter ses louanges, j’ai voulu moi aussi voir la tête à Toto (OK! Je sors… elle est carrément nulle mais c’était plus fort que moi!).

Je suppose que vous connaissez toutes et tous Toto… Pour celles/ceux qui vraiment ne sauraient pas de quoi je parle et confondraient avec le personnage de ma blague débile, Toto est une chaîne de magasins de tissus, mercerie et bazar implantés un peu partout en France depuis 1961 dans les endroits les plus improbables. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il y en avait même un sur la Croisette, à Cannes, là où le mètre carré coûtait déjà 50.000F (oui, à l’époque on comptait en francs, c’était un autre siècle). Traduction : 8.000€ d’aujourd’hui, sans parler de la hausse de l’immobilier, rendez-vous compte !!!

Du reste, à Paris et région parisienne, les lieux actuels d’implantation ne sont pas « dégueu » non plus : à part le magasin d’Ivry, les quatre autres Toto sont tous situés dans l’ouest parisien, Orgeval donc, Saint Germain en Laye, Boulogne et le très chic seizième arrondissement. De là à dire que l’image de Toto ne colle pas vraiment à sa clientèle, il n’y a qu’un pas… que je me garderai bien de franchir car Toto est devenu une institution au même titre que Tati dans le paysage commercial français.

Mercredi, cela ne vous a pas échappé, il faisait une température tropicale et j’avais un besoin urgentissime de tissus de toutes sortes pour la formation surjeteuse qui avait lieu chez moi vendredi avec la grande papesse Christelle Beneytout (je vous raconte tout dans mon prochain article, rassurez-vous).

Je comptais donc faire un aller-retour express au Marché Saint Pierre. Rien que d’y songer, j’en étais éreintée à l’avance. Et puis, bingo ! Une étincelle s’est allumée dans mon cerveau ramolli par la chaleur et m’a suggéré d’aller chez Toto à Orgeval. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Premier avantage : un grand parking gratuit pour se garer. Deuxième avantage : peu de monde dans ce petit centre commercial en déshérence. Espérons quand même que le nombre de clients augmente afin qu’il ne soit pas obligé de fermer !

Me voilà donc chez Toto. Tout de suite, je suis accueillie par une charmante jeune femme, Véronique, souriante et disponible (avec un prénom pareil, il ne pouvait pas en être autrement!). Ça change (celles qui fréquentent le Toto de Saint Germain en Laye comprendront à quoi je fais allusion !). Elle me confie aux bons soins d’un certain Charlie, particulièrement aimable lui aussi et d’excellent conseil (40 ans d’expérience dans le secteur du tissu). En moins d’une demi-heure, j’avais choisi et fait couper tous mes tissus d’entraînement à des prix imbattables.

Ensuite, j’ai fait tranquillement le tour du magasin pour bien me rendre compte de l’offre proposée. A gauche de l’entrée, se trouve le coin mercerie dans lequel je n’ai rien acheté car je n’avais besoin de rien. Il y a beaucoup de rubans, des fils, des patrons, du matériel de couture, etc. Le corner est spacieux et bien présenté, juste derrière la caisse.

Au centre et au fond du magasin, la partie bazar et linge de maison, rideaux prêts à poser, oreillers, etc. Je le confesse, je n’ai pas du tout regardé ce secteur qui ne m’intéressait pas plus que ça.

En revanche, j’ai prêté une attention particulière au (vaste) rayon de tissus qui présente un grand choix, très éclectique. C’est une bonne alternative lorsqu’on ne trouve pas les tissus recherchés à la superbe mercerie de St Germain en Laye (située au 5, rue de Paris) et que l’on n’a pas très envie d’aller jusqu’à Paris…

Dans le désordre, il y a : du lin de toutes les couleurs, des dentelles, des doublures, des matelassés, des simili-cuirs très chouettes, des imprimés trop mignons, des fausses-fourrures, de l’éponge, du nid d’abeille, des toiles cirées, des jerseys, des popelines, des viscoses, de la soie, des wax, des madras, des satins, des plumetis, des coupons et même un coin où l’on peut acheter du tissu au poids. Enfin bref, je m’arrête là, il y a vraiment de tout, à vous d’aller y faire un tour !

 

TOTO

Centre Commercial Art de Vivre – 502 route de quarante sous – 78630 Orgeval

Tel : 09 72 61 65 50

Ouvert le lundi de 14h à 19h, et du mercredi au dimanche de 10h30 à 19h. Fermé le mardi.

Accueil

 

 

 

 

« Dressing de petite fille » fête ses trois mois !

Et pour fêter ça, je vous ai préparé un tableau avec les (petites) erreurs à signaler…

Quand on écrit un livre de couture (et je pense que ça doit être valable pour n’importe quelle autre activité pratique, le tricot, la cuisine, le jardinage,…), on a beau faire attention, lire, relire, faire relire par l’entourage, tester les modèles, il y a quand même toujours des erreurs et des coquilles à l’arrivée. C’est particulièrement rageant mais c’est comme ça…

« Dressing de petite fille » est mon tout premier livre, je ne peux donc pas me vanter d’une grande expérience en la matière. Mais, dans ma vie de couturière, en tant que lectrice, j’ai pu constater que ces erreurs fréquentes étaient particulièrement désagréables ! Peu importe de qui elles sont le fait, auteur ou éditeur, celui qui en pâtit, c’est toujours le lecteur. En l’occurrence, pour « Dressing de petite fille », plutôt mes lectrices ;-).

On peut le déplorer et s’en excuser mais cela ne suffit pas… Pour celui ou celle qui a acheté le livre et qui se retrouve face à une erreur de métrage ou un plan de coupe mal positionné, il y a parfois de quoi s’arracher les cheveux. Heureusement, avec les blogs et les réseaux sociaux, il est aujourd’hui beaucoup plus facile de prévenir les lecteurs en attendant qu’une éventuelle réédition tienne compte des corrections !

Après quelques mois de pratique, voici donc les erreurs qui m’ont été signalées par mes petites élèves au fur et à mesure de leurs réalisations. Merci à elles d’avoir pris la peine de me les communiquer !

Pour le moment, comme elles ont toutes réalisé à peu près les mêmes modèles (ceux de la saison !), je n’ai pas encore de remontées sur l’ensemble du livre. Mais je ne manquerai pas d’actualiser ce tableau en fonction des nouvelles remarques.

Si vous aussi vous avez des points à signaler, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires de cet article, je pourrai les intégrer au tableau. Merci à toutes et tous de votre participation active !

Top dos-nu volanté

BORD DE MER

Sur le plan de coupe :

  • Le plan de coupe du volant n’est pas bon : le volant doit être coupé dans le biais, donc il faut le positionner parallèlement au biais d’encolure.
  • Initialement, le volant devait être coupé d’un seul tenant dans le biais mais cela aurait nécessité trop de tissu. Il faut donc le couper deux fois, en vis à vis (le côté biseauté une fois à droite et une fois à gauche). Ensuite, il vous faudra coudre les deux pans du volant par le milieu, endroit contre endroit, pour obtenir le volant entier (pensez à surjeter les milieux du volant avant de les assembler). Les côtés biseautés correspondent aux extrémités droite et gauche.

Sur la planche de patron :

  • Le biais d’encolure n’est pas terminé à gauche, il aurait dû être fermé par un trait.
  • A gauche, le biais n’est pas correctement refermé, c’est une erreur d’impression : il y a un morceau de bande légèrement au-dessus qui crée la confusion, il vous suffira de fermer la bande de biais là où elle s’arrête et de ne pas tenir compte de celle du dessus.
  • Sur le devant, le trait du milieu devant remonte trop haut. Il ne faut pas en tenir compte au-delà du 8 ans.
Sweat-shit

SO NICE

  • Rien à signaler
Robe

PROMENADE DES ANGLAIS

 

  • Couper l’élastique bicolore en 2, un morceau pour chaque épaule !

 

Short

NIGHT AND DAY

  • Patron  ceinture dos : il faut la couper 1 fois et pas deux !
  • Sur les patrons des ceintures devant et dos il y a un long trait à quelques centimètres de l’extrémité gauche. Ce trait indique le droit fil.
  • Sur le plan de coupe, la ceinture dos ne doit pas être coupée sur la pliure
  • Il manque l’élastique dans les fournitures. Ajouter donc dans votre liste d’achats 60 cm d’élastique plat d’1,5 cm de largeur
Jupe

CHAMPS ELYSEES

  • Il y a des points d’interrogation sur le plan de coupe au lieu de la dimension
  • Il y a un problème dans le métrage de tissu indiqué : le patron de la jupe ne rentre pas dans une seule hauteur. Il faut donc modifier les dimensions des tissus : 70 / 80 / 90
  • Dernière phrase : remplacer par « Refermer l’ouverture laissée sur le côté par quelques points à la machine » (ça ne semblait pas clair à une de mes élèves).
Pantalon

BALADE EN VILLE

 

  • Rien à signaler.

 

Général
  • Sur les planches de patron, il y a de nombreux petits traits d’environ 1 cm, positionnés un peu partout. Renseignements pris auprès de l’éditeur, ces petits traits sont destinés à identifier les pièces de patron en fonction du code couleur du modèle.

 

Liste des fournitures à la fin du livre
  • Le tissu de la jupe Champs Elysées n’est pas mentionné : il s’agit d’un tissu gaufré gris de chez Versailles Tissu

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 6

La fin de l’aventure !

Eh bien voilà, nous y sommes, c’est aujourd’hui que vous allez enfin pouvoir découvrir toutes les photos de la robe de communiante. Depuis le temps que je vous en parle, vous deviez finir par penser qu’elles n’arriveraient jamais… Dans un sens, ça a bien failli être le cas…

Le DDay, c’était ce weekend et je dois avouer sans fausse modestie que j’ai été complimentée par toute l’assemblée. Il paraît que ma filleule était la plus belle du cortège. Je valide à fond (bon, OK, je ne suis peut-être pas objective, ses parents et ses grands-parents non plus mais Dieu qu’elle était jolie !). Il faut dire qu’elle est déjà tout à fait ravissante au naturel. Alors là, avec ses longs cheveux bruns magnifiques, sa couronne de fleurs fraîches assortie à la robe, la ceinture en mousseline de soie assortie aux ballerines et… ma (sa!) robe, elle était tout simplement… à tomber !

Donc, aujourd’hui, pas de blabla ! Des photos, des photos, des photos.

C’est du moins ce que j’avais prévu. Malheureusement, je n’en aurai aucune de la cérémonie à vous montrer. D’abord, parce qu’il était interdit de faire des photos dans l’Eglise… Ensuite, parce qu’il y avait une cohue terrible à la sortie de la communion et que j’ai eu un mal fou à rejoindre mon groupe, alors les photos, vous pensez… Enfin parce que, quand j’ai retrouvé ma filleule au moment du cocktail, la tenue était déjà, comment dire, passablement altérée : la couronne de fleurs avait disparu, la ceinture ne tenait plus en place… Disons que la robe avait vécu et que la petite fille préférait jouer avec ses amies plutôt que poser pour la postérité. Ce qui est quand même bon signe quand on a tout juste 10 ans !

Heureusement, j’avais anticipé le coup et pris ces photos quelques jours avant, lors du deuxième et dernier essayage :

 

Et aussi au moment de « livrer » la robe sur cintre et sous housse :

Avant de vous laisser, je m’aperçois que je ne vous ai même pas raconté ce qui s’était passé entre l’avant-dernier et le dernier essayage. Pour moi, c’est sans doute le moins intéressant, le moins excitant, juste de la couture plaisir, sans challenge puisque tout était déjà réglé. Mais de la couture quand même. Et quelques difficultés techniques. Il m’a fallu procéder aux étapes suivantes :

  • Réaliser le corsage dans le tissu définitif (archi-basique),
  • Poser le petit volant froncé sur l’encolure (trois fois rien),
  • Recouvrir quatre boutons ronds avec le tissu du corsage (un jeu d’enfant pour lequel il faut un peu de force, j’ai dû faire intervenir mon mari !),
  • Coudre quatre brides de tailles égales et les placer à intervalles rigoureusement identiques (la prise de tête absolue !!). On dirait pas, hein, que ces quatre brides et ces quatre boutons sont ce qui m’a coûté le plus d’effort (c’est pourtant le cas !),
  • Raccorder le corsage à la jupe déjà cousue (une formalité),
  • Fermer la doublure du corsage à la main et à petits points invisibles (une détente),
  • Ourler la ceinture en mousseline de soie avec un pied ourleur qui n’ourle (« n’ourle », vraiment?, ça sonne pas joli joli mais grammaticalement, c’est irréprochable !), donc je reprends, qui n’ourle rien du tout. Sans doute à cause de la finesse du tissu… Il faudra que j’éclaircisse cette affaire quand j’aurai du temps.

Je dois vous dire encore qu’après le dernier essayage, comme tout était archi OK, je pensais que ce serait un jeu d’enfant de faire les ourlets. Eh bien, pas du tout. J’avais oublié comme il est compliqué de réaliser un ourlet bien droit sur une longueur de tissu aussi importante. Surtout quand il y a deux épaisseurs qui se chevauchent. Et que l’une d’elles doit être légèrement plus longue que l’autre… C’est là peut-être que j’ai le moins assuré mais personne n’y a rien vu (ou rien osé me dire…).

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 5

De la toile au premier essayage, le modus operandi…

On a le modèle. On a le patron. On a le tissu.

Vient un moment où l’on ne peut plus surseoir à ses obligations. Un moment où il est grand temps de retenir sa respiration et de se lancer pour réaliser le plus joli des modèles. Bref, de se montrer, enfin ! , à la hauteur.

Je ne sais pas vous mais moi, chaque fois que je commence un ouvrage d’envergure, j’ai un peu de mal à m’y mettre. Je tourne autour du pot. Ou plutôt, de mes fournitures. Je les regarde amoureusement, je les plie, je les déplie, je les replie. J’éprouve la douceur du tissu, le tombé de l’étoffe. Je les mets en scène. Je ressens un mélange d’excitation et d’appréhension. Comme si j’étais sur le point de faire le grand saut.

Il y a quelques semaines pourtant, la date de la communion se rapprochant à grand pas, je me suis décidée à coudre cette robe dont je vous parle un peu trop depuis, disons… un certain temps.

Pour faire suite aux premiers chapitres dans lesquels je vous expliquais tout, tout, tout sur le choix du modèle, du patron, du tissu, je vais maintenant vous expliquer comment vous y prendre pour coudre une robe réussie sans passer par la case déboires !

Avant toute chose, il vous faudra commencer par faire une toile. Une toile !!! Quézaco ??? Là, je ne vous parle pas de cinéma  – même si, parfois, la tentation serait grande de tout plaquer pour aller voir un bon film – mais d’une toile d’essai pour ne pas gâcher ces sublimes fournitures que vous avez mis tellement de temps à trouver.

Certaines personnes de nature impatiente vous diront que l’étape de la toile n’est pas obligatoire. Certes. Cependant, je trouve qu’elle s’impose pour un vêtement un peu exceptionnel, réalisé dans un tissu assez coûteux. Le mieux serait, bien sûr, d’avoir toujours de la toile à patrons chez soi. Vous en trouverez sur internet mais aussi dans de nombreuses merceries de quartier ou bien chez Toto (partout en France) ou encore chez Hamon ou Fil 2000 (pour ceux qui ont la chance de pouvoir se déplacer directement dans le quartier du sentier). Si vous ne connaissez pas ces deux adresses incroyables, c’est promis, je vous en parlerai très bientôt.

Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt, à nos toiles. Il en existe de différentes épaisseurs et qualités. Comme vous n’êtes pas styliste de profession, du moins pas encore ;-), vous n’avez pas besoin de les collectionner. Achetez de la toile d’une épaisseur moyenne qui conviendra à peu près à tout ce que vous allez faire. Prenez-en environ 3 mètres et pensez à renouveler votre stock chaque fois que vous l’utiliserez. Si vous n’en avez pas, pas de panique, vous pourrez toujours vous servir d’un vieux drap. L’objectif de cette toile étant de monter le vêtement pour voir si la taille est bonne, de régler le patron et ensuite, hop, à la poubelle. Donc, ne vous prenez pas la tête avec ça, si j’ose dire.

Après avoir pris les mesures de ma petite communiante et comparé avec celles du patron sélectionné, en avant, marche, j’ai coupé et monté mon corsage dans la toile. Ici, je dois préciser pour les âmes légères et peu scrupuleuses du détail : bien qu’étant destinée à finir ses jours au panier, cette toile a pour seule ambition de vous éclairer sur le rendu définitif du modèle. Il faudra donc la couper et la coudre avec soin. Si vous souhaitez vraiment vous octroyer quelques fantaisies, sachez 1/ que la couleur du fil importe peu, 2/ que vous pouvez travailler la toile sur l’endroit comme sur l’envers et 3/ que vous pouvez allonger le point, ce qui vous permettra d’aller plus vite si vous avez besoin de découdre !) Pour le reste, procédez avec la même rigueur que s’il s’agissait du « vrai » tissu.

Une fois montée, faites essayer la toile à la personne à qui elle est destinée et évaluez le résultat. Est-ce parfait du premier coup ? Faut-il rallonger ou raccourcir ? Élargir ou rétrécir ? Suivant les modifications à apporter, décousez la toile et recousez-la aux bonne dimensions. Une fois le résultat recherché obtenu, n’oubliez pas de reporter vos modifications sur le patron !

Si vous pensez (si vous êtes sûr(e), archi-sûr(e) !!!) que certaines parties de votre vêtement n’auront pas besoin d’être modifiées, vous pouvez tout aussi bien les réaliser directement dans le tissu définitif. Pour ma part, comme la jupe était un peu longue à coudre mais qu’elle ne présentait aucun risque d’erreur, je me suis lancée avec entrain :

  • J’ai assemblé les côtés de la jupe en satin de coton puis ceux de la jupe en mousseline (en coutures anglaises, s’il vous plaît !),
  • J’ai superposé les deux jupes et réalisé ma fente au milieu du dos en prenant les deux épaisseurs de tissus ensemble,
  • J’ai froncé séparément la jupe en mousseline et la jupe en satin de coton jusqu’à obtenir pour chacune la même circonférence que celle du bas du corsage,
  • J’ai superposé les deux jupes froncées à la bonne dimension et je les ai bâties ensemble pour obtenir une seule jupe,
  • J’ai assemblé la jupe avec le bas du corsage.

Ensuite, j’ai appelé la maman de ma filleule et nous avons pris rendez-vous pour un premier essayage le mercredi suivant.

J’avais hâte, vous ne pouvez pas imaginer !

Et vous savez quoi ? Comme j’avais tout bien préparé mon travail, il n’y a eu aucune modification à faire, sauf la longueur de la jupe (que j’avais volontairement rallongée de dix bons centimètres car je savais que je n’avais pas droit à l’erreur !). Ça vaut le coup d’être méticuleux, non ?

 

Balade printanière dans les rues niçoises – Part two

« Singer » à Nice, une adresse à retenir !

Si vous avez suivi mon petit périple niçois dans mon précédent article, vous le savez déjà : dans ma ville natale, le tour des (bonnes) adresses couture est vite fait ! Du moins pour celles situées en plein centre-ville. Je crois vous les avoir déjà toutes livrées à l’exception des deux meilleures, dont celle que vous allez découvrir aujourd’hui.

Après avoir exploré le seul et unique magasin de tissus existant ainsi que les deux merceries principales, j’ai demandé s’il était possible de prendre des cours de couture à Nice et à quel endroit. On m’a alors orientée vers le magasin SINGER qui se trouve à quelques mètres de là. L’avantage pour les couturières niçoises, reconnaissons-le tout de même, c’est que tous les hauts-lieux d’approvisionnement se situent à moins de 200 mètres les uns des autres.

En quelques secondes à peine, me voilà donc chez SINGER. Après avoir été si fraîchement reçue dans les trois précédentes enseignes – je n’ai pourtant pas l’air bien offensif, c’est à croire qu’ils n’ont besoin ni de clients ni de notoriété -, quel plaisir d’être accueillie à bras ouverts  dans ce magasin clair et impeccablement agencé !

En quelques mots, je me présente auprès de la dame qui se trouve derrière le comptoir, Jocelyne, et hop, me voilà aussitôt entraînée vers l’arrière-boutique. J’ai de la chance. J’arrive au moment même où se termine le cours de couture du samedi matin. Jocelyne me présente au professeur, Evelia Delanoë, ainsi qu’aux autres élèves, toutes ravies de me rencontrer. Ouf, j’ai eu peur, j’ai bien cru que la réputation inhospitalière des Niçois n’était pas une légende. Mais me voilà pleinement rassurée !

Ce cours de couture m’a l’air bien sympathique en tout cas, comme la professeure qui le dispense (au centre sur la photo, avec le mètre ruban) et les élèves qui le fréquentent. Dans une petite salle toute blanche et généreusement éclairée sont disposées 3 machines à coudre (haut de gamme et électroniques, s’il vous plaît !) ainsi qu’une surjeteuse. Trois tables, une pour chaque participante car en général c’est le nombre maximum d’élèves. Même si ce matin, elles sont quatre. Trois bonnes copines qui profitent de l’occasion pour se retrouver et papoter (et coudre aussi, bien sûr !). Et une petite nouvelle qui a acheté une machine à coudre et qui cherche à l’apprivoiser. Si j’ai tout bien compris, le programme est libre, chacune réalise ce qui lui plaît en fonction de son niveau et de ses goûts (comme à L’Atelier Des Cousettes !)

Les cours durent 2 heures, il y en a tous les jours de la semaine, sauf le dimanche. On peut choisir d’assister à un cours unique (20€) ou prendre un forfait de 6 leçons (120€ plus une séance gratuite). Pour vous inscrire, contactez le magasin (voir coordonnées ci-dessous) ou envoyez un mail au professeur à l’adresse suivante : eguillegonzalez@hotmail.com

Je ne pouvais pas partir sans m’intéresser à la boutique en tant que telle. Même si ce n’est pas la marque avec laquelle j’ai coutume de travailler dans mon atelier (moi, je suis plutôt PFAFF, vous le savez bien), je dois reconnaître que la gamme de machines SINGER est étendue et de qualité. Gros, gros coup de cœur pour les petites dernières aux couleurs acidulées (roses, bleues ou jaunes). Oh la la, comme ces jolies machines au look vintage me font les yeux doux ! Je serais presque prête à changer de marque et à renouveler tout mon cheptel (ce qui ne serait vraiment pas raisonnable vu que mes machines fonctionnent très bien et n’ont nul besoin d’être changées !). Renseignements pris, elles sont plutôt conçues pour les débutantes et je n’irais pas loin avec elles… Je les abandonne après un dernier regard plein de regrets… Mais je les conseille volontiers aux débutantes !

Chez SINGER, on peut acheter aussi :

  • du matériel de couture (ciseaux, fils, aiguilles, etc.),
  • de la laine (un mur entier est dédié aux très belles marques Plassard et Fonty ainsi qu’à une petite marque italienne que, je l’avoue, je ne connaissais pas, Adriafil),
  • des fers et tables à repasser (of course !),
  • et quelques articles de petit électro-ménager (comme machines à glaçons ou cafetières par exemple).

Avant de partir, je retente la question déjà posée dans les merceries : où acheter du tissu à Nice ? Jocelyne m’indique « Tessuti » qui veut dire tissus en italien. Et de fait, il s’agit d’un revendeur de tissus italiens de haute qualité, situé à Saint André de la Roche. J’espère que vous ne m’en voudrez pas, je n’ai pas eu le temps d’y aller car c’est quand même pas mal excentré… Mais j’ai visité leur site internet et comme l’endroit a l’air intéressant, je vous ai mis le lien : https://www.tessuti.fr/

Boutique SINGER – 45 rue Hôtel des Poste – 06 000 Nice – 04 93 62 97 16

Responsables : Jocelyne et Françoise

mag.nice-postes@singer-distrib.com

La semaine prochaine, je vous parlerai de « La Droguerie » que vous connaissez déjà si bien à Nice, à Paris et dans toutes les jolies villes de province 😉

 

Balade printanière dans les rues niçoises – Part one

Nice couture !

Donc, comme vous le savez déjà, je suis Niçoise. Et donc, comme vous vous en doutez, je retourne parfois dans ma ville natale. Avec toujours autant de plaisir, celui de retrouver, entre autre, la luminosité éclatante du sud ! Mais rassurez-vous, je ne suis pas venue vous parler météo… J’ai plutôt prévu aujourd’hui de vous guider dans les rues de Nice pour découvrir les hauts lieux de la couture car c’est quand même le sujet qui nous intéresse principalement sur ce blog !

Autant vous le dire tout de suite, Nice n’est pas une ville où les gens cousent beaucoup. Comme dans  tous les endroits où il fait beau la majeure partie de l’année (300 jours de soleil contre 300 jours de pluie à Paris, ça vous parle ?!), les habitants préfèrent sortir plutôt que rester enfermés chez eux. Une petite veste vite enfilée, un manteau un peu plus chaud au plein cœur de l’hiver et hop, c’est parti pour une belle promenade. Il n’y a guère que les jours de pluie où les rues sont désertes… Et pour cause, tous aux abris, les précipitations niçoises ressemblent davantage à la mousson thaïlandaise qu’au crachin breton. Bref, si l’on excepte ces épisodes qui ne durent jamais bien longtemps, le climat de mon pays, vous l’aurez compris, n’est pas très propice aux loisirs créatifs.

Pour autant, les amateurs/trices de couture trouveront tout ce qu’il leur faut pour pratiquer leur passion.  Dans cet article et les deux suivants, j’ai prévu de dresser la liste la plus exhaustive possible des adresses que j’ai pu trouver, principalement en centre-ville. Si par hasard vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les signaler afin que je mène l’enquête lors d’un prochain séjour et que je les mette elles aussi à l’honneur !

Dans l’immédiat, en attendant vos lumières, je vous livre les fruits de mon périple niçois…

Lorsque j’étais enfant, il y avait deux merceries qui comptaient. Toutes deux dans la même rue. Eh bien, j’ai eu le plaisir de constater qu’elles étaient toujours là, au même endroit, immuables. Rien n’a bougé, il suffit pour s’en convaincre de regarder leurs devantures !

La mercerie « La Boutonnerie »

Dans cette première enseigne, vous trouverez un peu de tout mais il vous faudra être assez imaginatif(ve) car l’intérieur ressemble un peu (carrément ?) à l’extérieur, rien de très glamour donc… Mais beaucoup de choix et, probablement, (une partie de) votre bonheur !

Des boutons en veux-tu en voilà (bien sûr, serais-je tentée de dire, avec un nom pareil !), des rubans, de la passementerie, des fils de toutes sortes, des cônes à surjeteuse, de la toile tailleur, de la toile à patron, de la doublure, des ciseaux, des épingles et autre matériel de couture, de la laine (de la marque Katia, je ne sais pas vous mais moi je ne connaissais pas), des fournitures pour rideaux, des boites à ouvrages, des perles, des strass, des clous pour la customisation… J’en oublie sans doute… Et encore bien d’autres articles en lien plus lointain avec la couture comme des chapeaux et fleurs de cérémonie, des barrettes, des pochettes, des écharpes. Au temps de mon enfance, c’était déjà comme cela, surtout ne changeons rien !

La boutonnerie – 4, rue Blacas – 06000 Nice – 04 93 62 18 62

Ouvert de 9h30 à 12h et de 13h à 18h30 (sauf le samedi, fermeture à 17h30).

La mercerie « Barale »

Dans cette seconde boutique, à 30 mètres de la précédente, vous trouverez « grosso modo » (tiens, c’est drôle, je n’emploie jamais cette expression, j’ai dû la ramener de Nice avec les bonnes adresses !) la même chose que dans la première. A ceci près que le magasin est plus petit mais aussi plus animé. On sent la clientèle affairée, une vraie ruche, du moins quand je m’y trouvais. Cependant, à mon avis, moins de choix que dans la précédente boutique.

Le magasin se compose de deux parties bien séparées. A droite, le côté cérémonie. Des accessoires pour les mariages (chapeaux, fleurs et barettes à gogo). Et je me souviens que du temps où j’habitais encore Nice, c’était le magasin où tout le monde se pressait pour ce genre d’achats.

A gauche, le côté mercerie. Des rubans, de la passementerie, du matériel de couture, de broderie et de canevas, du tulle pailleté, un mur entier de boutons, (presque plus que chez « La boutonnerie » voisine, un comble !). Le tout fait un peu fouillis et – déception ! -, on n’a pas la possibilité de toucher les articles car ils sont quasiment tous placés sur les murs, derrière des comptoirs où se trouvent les vendeuses. Seule exception, la laine, une bonne surprise même, puisqu’ils vendent les marques Rico et DMC. On notera aussi un petit corner de livres dans lequel (damned !) je n’ai pas vu le mien !!!

Barale – 2, rue Blacas – 06000 Nice – 04 93 62 17 63

Ouvert le lundi et le samedi à partir de 10h, du mardi au vendredi à partir de 9h30. Fermeture tous les jours de 12h30 à 14h et le soir à 18h30.

Le magasin de tissus « Wonderland »

Bon, tout ça c’est très bien mais à quoi vont bien nous servir toutes ces emplettes si l’on n’a pas de tissu ? C’est bien sûr la question que je me suis posée après avoir exploré ces deux boutiques et constaté qu’il n’y avait pas l’once d’un coupon de tissu à vendre. Après avoir tenté sans succès de créer du lien avec les vendeuses, j’ai tout de même réussi à apprendre que non loin de là se trouvait un vendeur de tissu de qualité.

« Wonderland » est, comment dire… Une vraie caverne d’Ali Baba. Le patron m’a autorisée à faire un tour dans son magasin mais très rapidement parce que c’était l’heure de la fermeture. Que je me présente comme rédactrice / animatrice d’un blog de couture n’y a rien changé, l’heure c’est l’heure ! J’ai donc fait le tour du magasin au pas de course. J’ai pu constater en effet qu’il proposait une offre très variée. Ce n’est pas ici que vous trouverez des tissus bon marché mais je pense que si vous recherchez la qualité avant tout, cette adresse peut devenir la vôtre. Il y a des tissus de grands créateurs mais pas seulement. Des lainages, des cotons, des soies, des unis, des tweeds, des imprimés, etc. Faîtes tout de même abstraction de la rudesse du patron et du désordre ambiant…

Wonderland – 6, rue du Docteur Guidoni – 06 000 Nice – 04 22 16 54 57

Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h du mardi au samedi (enfin, je crois…).

Ça, c’est pour l’hyper centre-ville. Je me suis aussi souvenue qu’un peu plus loin, il y avait aussi un Toto dans la rue de France, La maison d’Ursule à Saint Isidore et Mondial Tissus à Saint Laurent du Var. Pour ça, vous n’avez pas besoin de moi, il vous suffit de chercher sur les pages jaunes ou sur internet et vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur ces enseignes 😉

A suivre…

On va s’arrêter là pour aujourd’hui.

Soyez tranquille, je vous réserve le meilleur pour la fin.

Deux adresses excellentes où vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour coudre de A à Z et que je vous dévoilerai dans quelques jours 🙂

 

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 4

Comment adapter le(s) patron(s) choisi(s) pour la robe de vos rêves…

Vous avez sélectionné votre modèle…

Vous avez commandé votre (vos) patron(s)…

Vous avez acheté vos tissus et petites fournitures…

Entrons maintenant dans le vif du sujet, la partie technique, celle que  je vais avoir le moins de plaisir à rédiger et – tiens, comme c’est bizarre ! – celle qui va vous paraître la plus fastidieuse, la moins ludique…

Et pourtant… Cette étape est indispensable car c’est bien d’elle que dépend en grande partie la réussite de votre projet. Je vais tâcher d’aller vite tout en étant efficace.

Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas partisane de travailler sans patron. Le patron, c’est la structure de votre modèle. Il a été dessiné par un(e) professionnel(le) qui a fait des années d’études et qui possède des notions indispensables de géométrie dans l’espace (ce qui fait bien souvent défaut aux plus émérites des couturières, étant entendu que le doigté et le talent n’ont rien à voir avec les mathématiques !).

Ici, je vais m’autoriser une petite digression pour étayer mon point de vue : lorsque j’ai commencé à apprendre la couture, j’ai suivi des cours de modélisme avec un(e) professeur(e) qui venait de la haute couture. Elle s’appelait Catherine et ne jurait que par la coupe à plat (c’est à dire le dessin du patron sur une feuille blanche avec crayon papier, règle, équerre et… gomme ! Accrochez-vous bien !). Mon deuxième professeur, Anne-Marie, venait du prêt à porter où elle avait travaillé durant vingt-cinq ans comme styliste et directrice de collection. Elle était experte en modelage (c’est à dire la création d’une toile à partir d’un mannequin, avant le transfert du patron sur le papier, soit une étape supplémentaire). Dans les deux cas, ces grandes professionnelles ne savaient travailler qu’avec une base de patron. Dont acte. Fin de la digression.

Avant d’aller plus loin, commencez par prendre les mesures de l’enfant (en sous-vêtement et sans chaussures !) pour déterminer à quelle taille du patron correspondent ses mensurations. Munissez-vous d’un papier, d’un crayon, d’un mètre ruban et notez le tout scrupuleusement.

Je fais appel à votre esprit d’analyse pour repérer les mesures à prendre. Dans à peu près tous les cas, disons qu’il vous faudra a minima :

  • le tour de buste (à cet âge, on ne peut pas encore franchement parler de tour de poitrine mais c’est l’idée)
  • le tour de taille (à l’endroit le plus étroit)
  • le tour de hanche (à l’endroit le plus large)
  • la hauteur de la robe (de la base du cou jusqu’à l’endroit où la robe s’arrête)
  • la longueur de bras (de la pointe de l’épaule jusqu’à l’endroit où vous souhaitez que s’arrête la manche, inutile de prendre la longueur jusqu’au poignet si vous voulez des manches courtes !)
  • A vous de voir si vous avez besoin d’autres mesures, comme par exemple : la hauteur de buste (de la base du cou jusqu’au début de la jupe), la longueur d’épaules (du cou jusqu’à la pointe d’épaule), etc. Evidemment tout cela dépend du modèle que vous souhaitez réaliser !
  • Lorsque vous prenez ces mesures, ne serrez-pas le mètre ruban, il faut que vous puissiez passer l’index entre le mètre et la peau.

Ensuite, comparez ces mesures avec celles du patron pour déterminer la taille que vous devez prendre. Là, il va vous falloir faire un peu d’arithmétique, compétence indispensable en couture mais heureusement beaucoup plus accessible que la géométrie dans l’espace (au pire, vous pourrez toujours vous aider d’une calculette) !

Vérifiez d’abord si les marges de couture sont incluses dans le patron et si oui, de combien elles sont.

Voici un petit exemple de la façon dont vous devez maintenant vous y prendre pour les mesures qui correspondent à des « tours » (de buste, de taille, de hanche, etc.). Nous allons nous concentrer ici sur le tour de taille, à vous d’adapter mon exemple :

  • Mesurez le patron du devant à l’endroit de taille, enlevez la valeur de couture (si elle est incluse dans le patron) et multipliez par deux (les patrons étant généralement tracés par moitié de devant ou moitié de dos). Procédez à la même opération pour le dos. Ajoutez ces deux mesures, vous obtiendrez le tour de taille du modèle une fois cousu. Comparez-le avec le tour de taille de l’enfant. Si la mesure du patron est inférieure, c’est que la taille choisie est trop petite, bien sûr ! Si elle est identique, c’est aussi que le patron est trop petit car tout vêtement a besoin d’un peu d’aisance pour être porté confortablement. Si la mesure du patron est légèrement supérieure à celle de l’enfant, c’est que vous avez choisi la bonne taille ! Mais attention, il ne faut pas non plus que cette différence (appelée valeur d’aisance) excède 4 ou 5 cm sinon ce sera trop grand !

Maintenant concentrons-nous sur les mesures qui concernent des hauteurs. Pour cela, c’est bien plus facile : il vous suffit de mesurer les parties du patron et de comparer avec les mesures de l’enfant. Et n’oubliez pas d’enlever les valeurs de couture ainsi que les valeurs d’ourlet ! Par exemple : la mesure du patron moins les valeurs de coutures du haut et la valeur d’ourlet du bas sera égale à la longueur du vêtement. A vous de voir s’il faut rallonger, raccourcir ou… ne rien changer !

Dans un autre article, d’une autre série, je vous ferai certainement part d’autres astuces pour retravailler les patrons mais pour aujourd’hui, je trouve que c’est déjà bien suffisant à assimiler… à condition que je ne vous ai pas perdu(e)s en route, ce qui n’est pas impossible !

Allez, c’est promis, au prochain chapitre de cette « Histoire d’une robe de communiante », on entrera – enfin, vous dîtes-vous ! – dans le vif du sujet : la réalisation de la toile…

 

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 3

Comment et où acheter votre tissu…

Si vous habitez la région parisienne ou – mieux encore – Paris,  la chance est avec vous ! Bien entendu, je ne parle pas du climat (bof, bof) ni de la circulation (dur, dur)… En bonne provinciale ET sudiste que je suis, je crois que je ne m’habituerai jamais à la rudesse de ces deux conditions réunies, indissociables de la vie francilienne qui n’est pas sans charmes pour autant.

La preuve ! Tous ces magasins dans lesquels vous pouvez vous rendre les yeux (presque) fermés pour acheter le tissu adapté à n’importe quelle réalisation. Et c’est  là que, comme diraient les supporters du PSG, Paris est magique !

Avant toute chose, soyons clair. Une robe de communiante réussie ne se fabrique pas avec n’importe quelle étoffe. Vous pouvez toujours fouiller dans vos fonds de placards et utiliser un vieux drap blanc cent fois lavé et repassé mais je doute fort que le résultat final soit, comment dire… waouuu…

Une robe de communiante, c’est comme une robe de mariée…  en plus petit ! Il vous faut donc du beau. Du noble. Et rien d’autre ! Enfin… Quelques dizaines d’heures de travail aussi… Mais dîtes-vous bien qu’une robe de communiante, surtout « home-made », ça ne se jette pas. Au contraire, ça se transmet de génération en génération… Et donc, dans 50 ans, quand votre petite fille ressortira du placard la robe de sa maman, vous en serez encore toute fière ! Si, malheureusement, vous n’êtes plus de ce monde, il y a fort à parier que l’on s’extasiera d’autant plus sur votre travail si beau, si délicat, si exceptionnel. Une telle postérité, ça vaut quand même le coup, non ?

Donc, j’enchaîne, si vous êtes sur Paris ou région parisienne, prenez votre voiture, le RER, un Vélib, le bus ou le métro et rendez-vous dans le quartier du Marché Saint Pierre. Là, des dizaines de magasins, plus ou moins attractifs, vous tendront leurs bras. A mon sens, il n’est pas utile d’entrer dans chacun d’eux. Allez directement chez les « Tissus Reine ». Sur votre droite, juste à l’entrée, vous trouverez tout ce qu’il vous faut !

http://www.tissus-reine.com/

Il y a là un rayon complet de tissus blancs et écrus parfaitement adaptés aux créations de robes de mariées et donc – qui peut le plus peut le moins – aux robes de communiantes. N’hésitez pas à solliciter les vendeuses qui seront d’excellent conseil car elles connaissent bien leur affaire. Et surtout, n’oubliez pas d’amener avec vous la photo ou le croquis du modèle que vous souhaitez réaliser ainsi que la stature de l’enfant à qui la robe est destinée. Cela vous permettra d’acheter le métrage suffisant et de ne pas être obligé(e) de revenir.

Si vous n’habitez pas la région parisienne ou si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, vous pouvez toujours les appeler et faire une vente à distance en bénéficiant de leur assistance téléphonique. Bien sûr, ce n’est pas la même chose que de pouvoir toucher le tissu et jauger son tombé mais c’est mieux que rien ! Dans ce cas, préparez déjà votre commande en amont et demandez à être mise en relation avec le rayon mariage.

Là, je le sais, vous allez me dire « Tout ça, c’est bien beau mais qu’est-ce que j’achète comme tissu ? ». J’y viens.

Concernant la quantité :

En tout premier lieu, répertoriez les différents tissus nécessaires à votre modèle. Pour ma part, j’en ai eu besoin de trois :

–              Un satin de coton

–              Une mousseline de soie

–              Un organza de soie

(Au passage, voilà de quoi vous fournir quelques sérieux indices pour deviner sur quel projet je travaille…)

Comme il s’agit de petites filles et que les tissus sont généralement en 140 cm de largeur (voire 150 cm et plus encore), je pense pouvoir vous orienter ainsi sans me tromper :

Prévoyez (dans les tissus correspondants) une hauteur pour le buste, une hauteur pour la jupe et une hauteur pour les manches. Si la robe est d’un seul tenant, calculez une seule hauteur (de la base du cou jusqu’à l’ourlet de la robe). Cependant, si votre robe nécessite un gros volume de tissu (parce qu’elle est très froncée par exemple), prévoyez deux hauteurs (sans compter la hauteur de manche bien sûr !).

Concernant la qualité :

Je vous conseillerai d’éviter les matières synthétiques. Préférez l’organza à l’organdi et la mousseline de soie à la mousseline de polyester. Le tombé sera plus souple et surtout, vous éviterez cet effet un peu brillant qui n’est pas gage de bonne qualité. Le prix en sera probablement plus élevé mais c’est ainsi que vous pourrez espérer traverser les générations ! En résumé, feu vert pour le coton, la soie et le lin. Feu orange clignotant pour tout le reste (ce n’est pas interdit mais c’est à éviter ou à utiliser avec modération !).

Il se peut que, même s’ils ont un rayon particulièrement fourni, vous ne trouviez pas tout ce que vous cherchez chez les « Tissus Reine ». Dans ce cas, n’oubliez pas que vous êtes au cœur du quartier idéal pour fureter et dénicher de vraies merveilles. Reste également internet et les nombreux sites sur lesquels vous pourrez toujours commander dentelles, broderies anglaises, piqués de coton, nids d’abeilles, mousselines de soie, satins de coton, et j’en passe…

Avant de partir, n’oubliez pas d’acheter toutes les fournitures de petite mercerie nécessaires au modèle choisi : biais, passepoils, rubans, fermetures à zip (invisibles de préférence !), boutons… Maintenant, c’est bon, je crois que vous avez tout ce qu’il vous faut ! Il est grand temps de rentrer chez vous et de vous atteler à la tâche!!!

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 2

Comment trouver le patron correspondant au modèle choisi…

Je le sais déjà, certaines me diront qu’il n’y a pas forcément besoin de patron pour réaliser une jolie robe… Que leurs grands-mères, leurs mères, leurs tantes cousaient sans filet et qu’elles réalisaient des merveilles…  Je les crois volontiers mais je suis incapable de travailler sans passer par la case patron.

Donc, plutôt que de perdre encore un peu plus de temps à le dessiner moi-même, vu les délais dont je dispose, j’ai préféré sélectionner le modèle le plus approchant parmi les marques de patrons fort nombreuses qui occupent le marché. Et je vous encourage à faire de même, c’est l’assurance de vous appuyer sur le travail de vrai(e)s professionnel(le)s !

Pour cela, n’hésitez pas à faire un tour sur l’un de ces sites:

http://www.citronille.fr/ Ici, vous n’aurez que l’embarras du choix !

http://papillonetmandarine.bigcartel.com/  Un petit faible pour Bianca ou Blue Princess…

http://cestdimanche.canalblog.com/ Atlanta, sans hésiter !

https://ikatee.fr/ Stella ou Lilas m’ont fait de l’œil…

Ce ne sont que quelques pistes, à vous de fureter.

Vous pouvez aussi consulter des magazines comme https://www.lamaisonvictor.com/fr/, il y a souvent de très jolis modèles pour petites filles dont un (Esmée) qui conviendrait particulièrement à une robe de communiante dans le numéro de mars-avril 2017.

Si vous avez vraiment beaucoup de chance, il se peut que vous trouviez le patron identique en tous points à la robe choisie. Cependant, si tel n’était pas le cas – ce qui reste le plus probable – ne vous laissez pas décourager.

Dissociez dans votre esprit le haut et le bas du modèle souhaité. Cherchez dans les patrons proposés un haut qui corresponde et un bas qui corresponde également. Si besoin, pensez à vous les représenter un peu plus longs ou un peu plus courts.

Par exemple, si vous cherchez un patron de robe froncée avec une taille empire et que vous en trouvez un froncé à la taille, lancez-vous, il vous suffira de raccourcir l’empiècement et d’allonger la jupe. Souvent, ce n’est pas plus compliqué que ça ! Je vous indiquerai lors d’une prochaine étape comment faire pour relier entre eux le haut et le bas et pour composer un modèle qui tienne la route !

Pensez à imaginer le rendu tel qu’il serait dans le tissu définitif et avec la bonne longueur, cela vous aidera aussi à visualiser le tombé de votre modèle.

Une fois que vous aurez trouvé votre (ou vos) patron (s), commandez-le(s) ou téléchargez-le(s) dans la bonne taille. Et en attendant qu’il(s) arrive (nt), ne vous reposez pas sur vos lauriers ! Il est temps de passer à la troisième étape : acheter votre tissu.

Pour ma part, j’ai sélectionné un modèle de chez http://www.citronille.fr/ mais bien sûr, je ne vous dirai pas encore lequel, histoire de conserver le suspense…

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 1

Comment choisir le modèle idéal…

C’est le retour des beaux jours, la saison des communions !

Teasing

Il y a quelques semaines, j’ai déjeuné avec une de mes meilleures amies, la mère de ma filleule. On parle de tout et de rien, on fait le point sur les derniers événements de nos vies et, au détour d’une phrase, elle en vient à me dire qu’elle n’a pas encore trouvé la tenue de communiante idéale pour sa fille (ma filleule, donc !). Il est vrai qu’à 10 ans, ce n’est pas facile, ce ne sont plus vraiment des enfants et pas encore des jeunes filles…

Tout de suite, je pense à proposer mes services pour la réaliser mais, comme j’ai été bercée depuis ma plus tendre enfance par l’adage « Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler », je me retiens. Peur de ne pas être à la hauteur pour une occasion aussi importante. Peur  que mon amie n’ose pas refuser. Peur de lui gâcher sa joie de maman… Bref, nous passons rapidement à un autre sujet de conversation car il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vues et nous avons mille choses à nous raconter !

De retour chez moi, je regrette un peu d’avoir cédé à mon éducation au lieu d’écouter mon instinct. Quand même, je me serais volontiers lancée dans cette belle aventure, que dis-je, ce défi ! Deux jours passent et finalement, n’y tenant plus, j’envoie un SMS à mon amie pour lui dire que je me chargerais volontiers de coudre la robe de communiante de ma filleule. Et je la mets totalement à l’aise : si elle refuse ma proposition, faite pourtant de si bon cœur,  non seulement je ne lui en voudrai absolument pas mais cela me laissera plus de temps pour aller (au choix) me promener, lire, prendre des bains de soleil, faire du shopping, etc.

Quelques secondes à peine s’écoulent et je reçois déjà la réponse : « Rien ne pourrait nous faire plus plaisir !». Alors là, j’avoue que je suis scotchée ! Émue ! Impatiente ! Et stressée ! Tout cela à la fois, bien sûr ! Il est temps de mettre les bouchées double afin que tout soit parfait pour le grand jour. Le compte à rebours a commencé. A ce moment-là, il me reste déjà  moins de deux mois… Et aujourd’hui, à peine plus d’un mois…

Parce que je me suis dit que peut-être, comme moi, certaines d’entre vous seraient assez dingues pour se lancer dans une telle épopée, j’ai décidé de vous faire vivre pas à pas mon parcours et, avec toute l’expérience dont je dispose, de vous aider à faire en sorte que votre réalisation ne se transforme pas en cauchemar…

Tous les mardis et tous les vendredis, pendant un petit mois, je vous livrerai donc une étape du projet. Fin de la réalisation prévue aux alentours de la mi-mai… A vos marques, prêt, c’est parti !

Première étape : choisir le modèle idéal

Quel que soit votre sujet de recherche, commencez par faire un tour sur Pinterest, c’est vraiment une mine inépuisable d’inspiration. Dans le domaine de la couture comme dans celui des voyages, de la décoration, du bricolage, de la cuisine, du jardinage ou de tout autre thème qui pourrait vous traverser l’esprit… Faites le test.

Donc, avec mon amie, un certain mercredi de mars, nous avons tapé «robes de communion » dans la barre de recherche et nous avons vu défiler des centaines de modèles. Nous avons commencé par créer, ensemble, un tableau d’inspiration en épinglant les tenues qui nous plaisaient le plus. Nous avons aussi changé de mots clés plusieurs fois (« tenues de cérémonie » par exemple), histoire de ne pas passer à côté de la perle rare, le tout en consultant régulièrement la principale intéressée, à savoir ma filleule !

https://fr.pinterest.com/vcalvini/robes-de-communion/

A la fin de l’après-midi, nous avions réussi à nous recentrer sur une « short-list » de 4 robes. Et le soir même, après en avoir débattu en famille, mon amie m’a annoncé le choix final !

J’ai beaucoup hésité… Dois-je vous le montrer dès à présent, ce modèle, ou dois-je le tenir secret jusqu’au bout ? Je penche plutôt pour la deuxième option. D’une part, parce que je crois qu’ainsi vous lirez mes conseils avec une plus grande latitude d’esprit (imaginez que le modèle retenu ne vous plaise pas, vous vous projetterez mal dans l’expérience et vous n’en retiendrez pas les bonnes leçons) et, d’autre part, parce que, peu importe le modèle, la méthode de progression reste la même. Enfin et surtout, parce que je préfère garder la surprise !!!

Mais comme je suis quand même sympa, j’ai décidé de vous montrer les 4 robes qui ont passé l’épreuve des premières sélections 😉

(Voir photos ci-dessus)

Rendez-vous vendredi 21 avril pour le chapitre 2…