Avec Christelle Beneytout, la grande spécialiste !

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’accueillir Christelle Beneytout, la « papesse » de la surjeteuse, dans mon atelier. Cela faisait plusieurs mois que le rendez-vous était booké. Il faut dire que Christelle a un agenda de ministre et qu’elle est très demandée par tout(e)s les fans de couture ! Maintenant que nous avons passé une journée ensemble, je comprends mieux pourquoi : elle est aussi gentille et sympa que pédagogue ! Et hyper pro bien sûr, cela va sans dire !!!

Ne comptez pas sur moi pour vous livrer ici les petits secrets de Christelle en matière de surjeteuse. Déjà, ce ne serait pas très réglo de ma part et en plus, ce serait vous priver de la joie de faire sa connaissance à l’occasion d’une journée de formation… Quelque part… A L’Atelier Des Cousettes par exemple, lors d’une prochaine session 😉 Allez savoir… Si certain(e)s sont intéressé(e)s, c’est le moment de se manifester dans les commentaires 😉 Commencez par faire un tour sur le site de Christelle pour découvrir son activité :

https://christellecoud.net/

Quand même, comme je suis sympa moi aussi – presque autant que Christelle -, en attendant que vous puissiez bénéficier de ses lumières, je vais vous livrer le B-A-BA de cet engin un brin barbare.

D’abord, petit rappel pour celles (ceux) qui ne connaîtraient pas la surjeteuse… Surtout, ne soyez pas gêné(e). Ça arrive même à des gens très bien ! Dans les années soixante, ma Marraine brodait des smocks merveilleux pour une maison de couture. C’est dire si elle maîtrisait l’aiguille. Et pourtant, il y a quelques années, lorsque je lui ai parlé de ma toute nouvelle surjeteuse, elle ne savait pas ce que c’était ! A son époque, on surfilait à la main. Donc, si vous non plus, vous n’en avez jamais entendu parler, pas de complexe à avoir. On apprend tous les jours, la vie c’est fait pour ça ! Et ce blog aussi d’ailleurs 😉

Une surjeteuse sert à réaliser de jolies finitions, quasi professionnelles, sur les bords des marges de couture. A l’intérieur des vêtements, donc. Mais pas que. C’est aussi grâce à cette machine formidable que l’on peut coudre sans difficulté toutes les matières tricotées (comme les sweat et les tee-shirts) et obtenir un point extensible bien plus réussi et bien plus rapide qu’à la MAC.

Je me souviens avoir lu dans un livre de couture il y a très longtemps (tellement longtemps que je ne me souviens plus lequel, pardon pour l’auteur que je m’en vais paraphraser voire plagier…), que la surjeteuse était à la machine à coudre ce que le micro-onde est au four, en cuisine. J’ai trouvé cette métaphore particulièrement pertinente. Une surjeteuse ne remplacera jamais votre machine à coudre. Néanmoins, avec elle vous réaliserez des finitions inégalables !

Elle présente cependant quelques inconvénients. D’abord, son prix : difficile de trouver une surjeteuse digne de ce nom (c’est à dire efficace et robuste) à moins de 400€. Ensuite, elle fait (vraiment) beaucoup de bruit. Ne comptez donc pas vous en servir en catimini le soir pendant que les enfants dorment et que monsieur regarde son émission / film / match de foot préféré, vous allez vous faire lyncher ! Enfin, je dois ajouter ceci car je sais que dans nos logements modernes la place fait souvent défaut. Si vous n’avez pas la possibilité de laisser votre machine à coudre en permanence sur un plan de travail et que vous êtes obligé(e) de tout ranger chaque fois que vous cousez, il n’est peut-être pas nécessaire de vous ajouter cette contrainte. A vous de voir…

Mais si vous avez bien réfléchi à ces trois points et que vous vous décidez quand même à acquérir une surjeteuse, sachez que vous ne le regretterez pas !

Pour ma part, j’ai cédé à la tentation il y a de cela 6 ou 7 ans. Beaucoup de mes élèves ont commencé à s’en servir chez moi. Même si je n’avais pas encore suivi la formation de Christelle, je m’en sortais très honorablement pour leur montrer le fonctionnement de cette impressionnante machine. Elles ont ensuite sauté le pas et la plupart ont commandé la même que moi car j’en étais très contente (et elles aussi, après l’avoir pratiquée !). Voici la mienne, il s’agit de la Janome My lock744 D :

http://www.nosmachinesacoudre.fr/23-surjeteuses

Franchement, je la trouve parfaite et je la recommande volontiers car elle est – relativement – simple à utiliser et d’un excellent rapport qualité / prix. Pendant toutes ces années, je m’en suis servie de façon empirique, aidée du mode d’emploi et de la bible écrite par… vous savez qui ? Christelle évidemment : « Guide de la couture à la surjeteuse et à la recouvreuse », publié aux Editions Eyrolles.

Mais grâce à Christelle, lors de sa venue dans mon atelier, j’ai appris une foule de choses que j’ignorais ! A commencer par les réglages auxquels je touchais rarement. Chance du débutant peut-être… Christelle m’a dit après avoir testé ma surjeteuse qu’elle n’avait besoin de quasiment aucun réglage ! Et ça, il paraît que ça dépend du technicien qui a manuellement réglé la surjeteuse avant son départ de l’usine. Merci Monsieur (ou Madame) ! C’est grâce à vous que depuis toutes ces années, j’avais l’impression que ça roulait tout seul !

A propos de rouler, j’ai aussi appris à réaliser un roulotté impeccable (disons que j’y arrivais déjà mais que je ne maîtrisais pas tout à fait les réglages). Idéal pour faire des bordures « tendance » à la place des ourlets, ton sur ton ou contrasté. Cerise sur le gâteau, j’ai découvert – oui, je dis bien découvert ! – que l’on pouvait préparer ses fronces à la surjeteuse !

Mais il y a tout de même une chose que vous ne pourrez apparemment pas faire aussi bien que sur une machine à coudre, ce sont les ourlets. Après des années à chercher comment parvenir à un joli résultat sur du jersey, j’en ai eu la confirmation… Mieux vaut piquer son ourlet à l’aiguille double sur sa bonne vieille MAC !

Bref, c’était une journée formidable, pleine d’enseignements et d’échanges autour de cet objet de désir et de crainte qu’est la surjeteuse (en plus du bruit, elle est munie d’un redoutable couteau qui coupe le tissu sans qu’on ait le temps de dire ouf, alors gare aux sorties de route !). Huit personnes le matin et huit personnes l’après-midi, pleines d’impatience et d’excitation, se sont regroupées autour de Christelle, d’une patience d’ange.

Maintenant, il ne reste plus qu’à recommencer. J’espère que Christelle a bien mémorisé la route qui mène à mon atelier car, c’est sûr, nous allons lui demander de revenir bientôt. La prochaine fois, ce sera pour la confection d’un vêtement de A à Z à la surjeteuse (sauf les ourlets peut-être)…

Et vous, quand est-ce que vous venez ?

 

 

 

 

10 comments on “Une journée particulière : formation spéciale « surjeteuse »”

  1. Je n’ai pas encore eu le temps de mettre à profit cette formation mais j’ai hâte d’essayer plein de choses maintenant que je maîtrise l’animal. Un grand merci à Veronique pour l’initiative et à Christelle pour ses bons conseils

  2. Un cours hyper intéressant où j’ai appris un maximum sur les possibilités de la surjeteuse. Et tout celà dans une ambiance amicale et joyeuse, comme d’habitude ! Un grand merci à Christelle et Véronique

    • Bonjour,
      La date n’est pas encore fixée mais nous en referons très certainement une courant novembre ou décembre.
      Si vous êtes intéressée, vous pouvez me communiquer votre adresse e-mail à l’adresse suivante : veronique@latelierdescousettes.fr et je vous inscrirai sur la liste des personnes à prévenir. A bientôt !

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