La fin de l’aventure !

Eh bien voilà, nous y sommes, c’est aujourd’hui que vous allez enfin pouvoir découvrir toutes les photos de la robe de communiante. Depuis le temps que je vous en parle, vous deviez finir par penser qu’elles n’arriveraient jamais… Dans un sens, ça a bien failli être le cas…

Le DDay, c’était ce weekend et je dois avouer sans fausse modestie que j’ai été complimentée par toute l’assemblée. Il paraît que ma filleule était la plus belle du cortège. Je valide à fond (bon, OK, je ne suis peut-être pas objective, ses parents et ses grands-parents non plus mais Dieu qu’elle était jolie !). Il faut dire qu’elle est déjà tout à fait ravissante au naturel. Alors là, avec ses longs cheveux bruns magnifiques, sa couronne de fleurs fraîches assortie à la robe, la ceinture en mousseline de soie assortie aux ballerines et… ma (sa!) robe, elle était tout simplement… à tomber !

Donc, aujourd’hui, pas de blabla ! Des photos, des photos, des photos.

C’est du moins ce que j’avais prévu. Malheureusement, je n’en aurai aucune de la cérémonie à vous montrer. D’abord, parce qu’il était interdit de faire des photos dans l’Eglise… Ensuite, parce qu’il y avait une cohue terrible à la sortie de la communion et que j’ai eu un mal fou à rejoindre mon groupe, alors les photos, vous pensez… Enfin parce que, quand j’ai retrouvé ma filleule au moment du cocktail, la tenue était déjà, comment dire, passablement altérée : la couronne de fleurs avait disparu, la ceinture ne tenait plus en place… Disons que la robe avait vécu et que la petite fille préférait jouer avec ses amies plutôt que poser pour la postérité. Ce qui est quand même bon signe quand on a tout juste 10 ans !

Heureusement, j’avais anticipé le coup et pris ces photos quelques jours avant, lors du deuxième et dernier essayage :

 

Et aussi au moment de « livrer » la robe sur cintre et sous housse :

Avant de vous laisser, je m’aperçois que je ne vous ai même pas raconté ce qui s’était passé entre l’avant-dernier et le dernier essayage. Pour moi, c’est sans doute le moins intéressant, le moins excitant, juste de la couture plaisir, sans challenge puisque tout était déjà réglé. Mais de la couture quand même. Et quelques difficultés techniques. Il m’a fallu procéder aux étapes suivantes :

  • Réaliser le corsage dans le tissu définitif (archi-basique),
  • Poser le petit volant froncé sur l’encolure (trois fois rien),
  • Recouvrir quatre boutons ronds avec le tissu du corsage (un jeu d’enfant pour lequel il faut un peu de force, j’ai dû faire intervenir mon mari !),
  • Coudre quatre brides de tailles égales et les placer à intervalles rigoureusement identiques (la prise de tête absolue !!). On dirait pas, hein, que ces quatre brides et ces quatre boutons sont ce qui m’a coûté le plus d’effort (c’est pourtant le cas !),
  • Raccorder le corsage à la jupe déjà cousue (une formalité),
  • Fermer la doublure du corsage à la main et à petits points invisibles (une détente),
  • Ourler la ceinture en mousseline de soie avec un pied ourleur qui n’ourle (« n’ourle », vraiment?, ça sonne pas joli joli mais grammaticalement, c’est irréprochable !), donc je reprends, qui n’ourle rien du tout. Sans doute à cause de la finesse du tissu… Il faudra que j’éclaircisse cette affaire quand j’aurai du temps.

Je dois vous dire encore qu’après le dernier essayage, comme tout était archi OK, je pensais que ce serait un jeu d’enfant de faire les ourlets. Eh bien, pas du tout. J’avais oublié comme il est compliqué de réaliser un ourlet bien droit sur une longueur de tissu aussi importante. Surtout quand il y a deux épaisseurs qui se chevauchent. Et que l’une d’elles doit être légèrement plus longue que l’autre… C’est là peut-être que j’ai le moins assuré mais personne n’y a rien vu (ou rien osé me dire…).

 

 

4 comments on “Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 6”

  1. Attention, avec une telle beauté, la filleule risque de demander à sa Marraine dans quelques années …. sa robe de mariée !!!

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