Catégorie : Réalisation d’exception

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 6

La fin de l’aventure !

Eh bien voilà, nous y sommes, c’est aujourd’hui que vous allez enfin pouvoir découvrir toutes les photos de la robe de communiante. Depuis le temps que je vous en parle, vous deviez finir par penser qu’elles n’arriveraient jamais… Dans un sens, ça a bien failli être le cas…

Le DDay, c’était ce weekend et je dois avouer sans fausse modestie que j’ai été complimentée par toute l’assemblée. Il paraît que ma filleule était la plus belle du cortège. Je valide à fond (bon, OK, je ne suis peut-être pas objective, ses parents et ses grands-parents non plus mais Dieu qu’elle était jolie !). Il faut dire qu’elle est déjà tout à fait ravissante au naturel. Alors là, avec ses longs cheveux bruns magnifiques, sa couronne de fleurs fraîches assortie à la robe, la ceinture en mousseline de soie assortie aux ballerines et… ma (sa!) robe, elle était tout simplement… à tomber !

Donc, aujourd’hui, pas de blabla ! Des photos, des photos, des photos.

C’est du moins ce que j’avais prévu. Malheureusement, je n’en aurai aucune de la cérémonie à vous montrer. D’abord, parce qu’il était interdit de faire des photos dans l’Eglise… Ensuite, parce qu’il y avait une cohue terrible à la sortie de la communion et que j’ai eu un mal fou à rejoindre mon groupe, alors les photos, vous pensez… Enfin parce que, quand j’ai retrouvé ma filleule au moment du cocktail, la tenue était déjà, comment dire, passablement altérée : la couronne de fleurs avait disparu, la ceinture ne tenait plus en place… Disons que la robe avait vécu et que la petite fille préférait jouer avec ses amies plutôt que poser pour la postérité. Ce qui est quand même bon signe quand on a tout juste 10 ans !

Heureusement, j’avais anticipé le coup et pris ces photos quelques jours avant, lors du deuxième et dernier essayage :

 

Et aussi au moment de « livrer » la robe sur cintre et sous housse :

Avant de vous laisser, je m’aperçois que je ne vous ai même pas raconté ce qui s’était passé entre l’avant-dernier et le dernier essayage. Pour moi, c’est sans doute le moins intéressant, le moins excitant, juste de la couture plaisir, sans challenge puisque tout était déjà réglé. Mais de la couture quand même. Et quelques difficultés techniques. Il m’a fallu procéder aux étapes suivantes :

  • Réaliser le corsage dans le tissu définitif (archi-basique),
  • Poser le petit volant froncé sur l’encolure (trois fois rien),
  • Recouvrir quatre boutons ronds avec le tissu du corsage (un jeu d’enfant pour lequel il faut un peu de force, j’ai dû faire intervenir mon mari !),
  • Coudre quatre brides de tailles égales et les placer à intervalles rigoureusement identiques (la prise de tête absolue !!). On dirait pas, hein, que ces quatre brides et ces quatre boutons sont ce qui m’a coûté le plus d’effort (c’est pourtant le cas !),
  • Raccorder le corsage à la jupe déjà cousue (une formalité),
  • Fermer la doublure du corsage à la main et à petits points invisibles (une détente),
  • Ourler la ceinture en mousseline de soie avec un pied ourleur qui n’ourle (« n’ourle », vraiment?, ça sonne pas joli joli mais grammaticalement, c’est irréprochable !), donc je reprends, qui n’ourle rien du tout. Sans doute à cause de la finesse du tissu… Il faudra que j’éclaircisse cette affaire quand j’aurai du temps.

Je dois vous dire encore qu’après le dernier essayage, comme tout était archi OK, je pensais que ce serait un jeu d’enfant de faire les ourlets. Eh bien, pas du tout. J’avais oublié comme il est compliqué de réaliser un ourlet bien droit sur une longueur de tissu aussi importante. Surtout quand il y a deux épaisseurs qui se chevauchent. Et que l’une d’elles doit être légèrement plus longue que l’autre… C’est là peut-être que j’ai le moins assuré mais personne n’y a rien vu (ou rien osé me dire…).

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 5

De la toile au premier essayage, le modus operandi…

On a le modèle. On a le patron. On a le tissu.

Vient un moment où l’on ne peut plus surseoir à ses obligations. Un moment où il est grand temps de retenir sa respiration et de se lancer pour réaliser le plus joli des modèles. Bref, de se montrer, enfin ! , à la hauteur.

Je ne sais pas vous mais moi, chaque fois que je commence un ouvrage d’envergure, j’ai un peu de mal à m’y mettre. Je tourne autour du pot. Ou plutôt, de mes fournitures. Je les regarde amoureusement, je les plie, je les déplie, je les replie. J’éprouve la douceur du tissu, le tombé de l’étoffe. Je les mets en scène. Je ressens un mélange d’excitation et d’appréhension. Comme si j’étais sur le point de faire le grand saut.

Il y a quelques semaines pourtant, la date de la communion se rapprochant à grand pas, je me suis décidée à coudre cette robe dont je vous parle un peu trop depuis, disons… un certain temps.

Pour faire suite aux premiers chapitres dans lesquels je vous expliquais tout, tout, tout sur le choix du modèle, du patron, du tissu, je vais maintenant vous expliquer comment vous y prendre pour coudre une robe réussie sans passer par la case déboires !

Avant toute chose, il vous faudra commencer par faire une toile. Une toile !!! Quézaco ??? Là, je ne vous parle pas de cinéma  – même si, parfois, la tentation serait grande de tout plaquer pour aller voir un bon film – mais d’une toile d’essai pour ne pas gâcher ces sublimes fournitures que vous avez mis tellement de temps à trouver.

Certaines personnes de nature impatiente vous diront que l’étape de la toile n’est pas obligatoire. Certes. Cependant, je trouve qu’elle s’impose pour un vêtement un peu exceptionnel, réalisé dans un tissu assez coûteux. Le mieux serait, bien sûr, d’avoir toujours de la toile à patrons chez soi. Vous en trouverez sur internet mais aussi dans de nombreuses merceries de quartier ou bien chez Toto (partout en France) ou encore chez Hamon ou Fil 2000 (pour ceux qui ont la chance de pouvoir se déplacer directement dans le quartier du sentier). Si vous ne connaissez pas ces deux adresses incroyables, c’est promis, je vous en parlerai très bientôt.

Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt, à nos toiles. Il en existe de différentes épaisseurs et qualités. Comme vous n’êtes pas styliste de profession, du moins pas encore ;-), vous n’avez pas besoin de les collectionner. Achetez de la toile d’une épaisseur moyenne qui conviendra à peu près à tout ce que vous allez faire. Prenez-en environ 3 mètres et pensez à renouveler votre stock chaque fois que vous l’utiliserez. Si vous n’en avez pas, pas de panique, vous pourrez toujours vous servir d’un vieux drap. L’objectif de cette toile étant de monter le vêtement pour voir si la taille est bonne, de régler le patron et ensuite, hop, à la poubelle. Donc, ne vous prenez pas la tête avec ça, si j’ose dire.

Après avoir pris les mesures de ma petite communiante et comparé avec celles du patron sélectionné, en avant, marche, j’ai coupé et monté mon corsage dans la toile. Ici, je dois préciser pour les âmes légères et peu scrupuleuses du détail : bien qu’étant destinée à finir ses jours au panier, cette toile a pour seule ambition de vous éclairer sur le rendu définitif du modèle. Il faudra donc la couper et la coudre avec soin. Si vous souhaitez vraiment vous octroyer quelques fantaisies, sachez 1/ que la couleur du fil importe peu, 2/ que vous pouvez travailler la toile sur l’endroit comme sur l’envers et 3/ que vous pouvez allonger le point, ce qui vous permettra d’aller plus vite si vous avez besoin de découdre !) Pour le reste, procédez avec la même rigueur que s’il s’agissait du « vrai » tissu.

Une fois montée, faites essayer la toile à la personne à qui elle est destinée et évaluez le résultat. Est-ce parfait du premier coup ? Faut-il rallonger ou raccourcir ? Élargir ou rétrécir ? Suivant les modifications à apporter, décousez la toile et recousez-la aux bonne dimensions. Une fois le résultat recherché obtenu, n’oubliez pas de reporter vos modifications sur le patron !

Si vous pensez (si vous êtes sûr(e), archi-sûr(e) !!!) que certaines parties de votre vêtement n’auront pas besoin d’être modifiées, vous pouvez tout aussi bien les réaliser directement dans le tissu définitif. Pour ma part, comme la jupe était un peu longue à coudre mais qu’elle ne présentait aucun risque d’erreur, je me suis lancée avec entrain :

  • J’ai assemblé les côtés de la jupe en satin de coton puis ceux de la jupe en mousseline (en coutures anglaises, s’il vous plaît !),
  • J’ai superposé les deux jupes et réalisé ma fente au milieu du dos en prenant les deux épaisseurs de tissus ensemble,
  • J’ai froncé séparément la jupe en mousseline et la jupe en satin de coton jusqu’à obtenir pour chacune la même circonférence que celle du bas du corsage,
  • J’ai superposé les deux jupes froncées à la bonne dimension et je les ai bâties ensemble pour obtenir une seule jupe,
  • J’ai assemblé la jupe avec le bas du corsage.

Ensuite, j’ai appelé la maman de ma filleule et nous avons pris rendez-vous pour un premier essayage le mercredi suivant.

J’avais hâte, vous ne pouvez pas imaginer !

Et vous savez quoi ? Comme j’avais tout bien préparé mon travail, il n’y a eu aucune modification à faire, sauf la longueur de la jupe (que j’avais volontairement rallongée de dix bons centimètres car je savais que je n’avais pas droit à l’erreur !). Ça vaut le coup d’être méticuleux, non ?

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 4

Comment adapter le(s) patron(s) choisi(s) pour la robe de vos rêves…

Vous avez sélectionné votre modèle…

Vous avez commandé votre (vos) patron(s)…

Vous avez acheté vos tissus et petites fournitures…

Entrons maintenant dans le vif du sujet, la partie technique, celle que  je vais avoir le moins de plaisir à rédiger et – tiens, comme c’est bizarre ! – celle qui va vous paraître la plus fastidieuse, la moins ludique…

Et pourtant… Cette étape est indispensable car c’est bien d’elle que dépend en grande partie la réussite de votre projet. Je vais tâcher d’aller vite tout en étant efficace.

Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas partisane de travailler sans patron. Le patron, c’est la structure de votre modèle. Il a été dessiné par un(e) professionnel(le) qui a fait des années d’études et qui possède des notions indispensables de géométrie dans l’espace (ce qui fait bien souvent défaut aux plus émérites des couturières, étant entendu que le doigté et le talent n’ont rien à voir avec les mathématiques !).

Ici, je vais m’autoriser une petite digression pour étayer mon point de vue : lorsque j’ai commencé à apprendre la couture, j’ai suivi des cours de modélisme avec un(e) professeur(e) qui venait de la haute couture. Elle s’appelait Catherine et ne jurait que par la coupe à plat (c’est à dire le dessin du patron sur une feuille blanche avec crayon papier, règle, équerre et… gomme ! Accrochez-vous bien !). Mon deuxième professeur, Anne-Marie, venait du prêt à porter où elle avait travaillé durant vingt-cinq ans comme styliste et directrice de collection. Elle était experte en modelage (c’est à dire la création d’une toile à partir d’un mannequin, avant le transfert du patron sur le papier, soit une étape supplémentaire). Dans les deux cas, ces grandes professionnelles ne savaient travailler qu’avec une base de patron. Dont acte. Fin de la digression.

Avant d’aller plus loin, commencez par prendre les mesures de l’enfant (en sous-vêtement et sans chaussures !) pour déterminer à quelle taille du patron correspondent ses mensurations. Munissez-vous d’un papier, d’un crayon, d’un mètre ruban et notez le tout scrupuleusement.

Je fais appel à votre esprit d’analyse pour repérer les mesures à prendre. Dans à peu près tous les cas, disons qu’il vous faudra a minima :

  • le tour de buste (à cet âge, on ne peut pas encore franchement parler de tour de poitrine mais c’est l’idée)
  • le tour de taille (à l’endroit le plus étroit)
  • le tour de hanche (à l’endroit le plus large)
  • la hauteur de la robe (de la base du cou jusqu’à l’endroit où la robe s’arrête)
  • la longueur de bras (de la pointe de l’épaule jusqu’à l’endroit où vous souhaitez que s’arrête la manche, inutile de prendre la longueur jusqu’au poignet si vous voulez des manches courtes !)
  • A vous de voir si vous avez besoin d’autres mesures, comme par exemple : la hauteur de buste (de la base du cou jusqu’au début de la jupe), la longueur d’épaules (du cou jusqu’à la pointe d’épaule), etc. Evidemment tout cela dépend du modèle que vous souhaitez réaliser !
  • Lorsque vous prenez ces mesures, ne serrez-pas le mètre ruban, il faut que vous puissiez passer l’index entre le mètre et la peau.

Ensuite, comparez ces mesures avec celles du patron pour déterminer la taille que vous devez prendre. Là, il va vous falloir faire un peu d’arithmétique, compétence indispensable en couture mais heureusement beaucoup plus accessible que la géométrie dans l’espace (au pire, vous pourrez toujours vous aider d’une calculette) !

Vérifiez d’abord si les marges de couture sont incluses dans le patron et si oui, de combien elles sont.

Voici un petit exemple de la façon dont vous devez maintenant vous y prendre pour les mesures qui correspondent à des « tours » (de buste, de taille, de hanche, etc.). Nous allons nous concentrer ici sur le tour de taille, à vous d’adapter mon exemple :

  • Mesurez le patron du devant à l’endroit de taille, enlevez la valeur de couture (si elle est incluse dans le patron) et multipliez par deux (les patrons étant généralement tracés par moitié de devant ou moitié de dos). Procédez à la même opération pour le dos. Ajoutez ces deux mesures, vous obtiendrez le tour de taille du modèle une fois cousu. Comparez-le avec le tour de taille de l’enfant. Si la mesure du patron est inférieure, c’est que la taille choisie est trop petite, bien sûr ! Si elle est identique, c’est aussi que le patron est trop petit car tout vêtement a besoin d’un peu d’aisance pour être porté confortablement. Si la mesure du patron est légèrement supérieure à celle de l’enfant, c’est que vous avez choisi la bonne taille ! Mais attention, il ne faut pas non plus que cette différence (appelée valeur d’aisance) excède 4 ou 5 cm sinon ce sera trop grand !

Maintenant concentrons-nous sur les mesures qui concernent des hauteurs. Pour cela, c’est bien plus facile : il vous suffit de mesurer les parties du patron et de comparer avec les mesures de l’enfant. Et n’oubliez pas d’enlever les valeurs de couture ainsi que les valeurs d’ourlet ! Par exemple : la mesure du patron moins les valeurs de coutures du haut et la valeur d’ourlet du bas sera égale à la longueur du vêtement. A vous de voir s’il faut rallonger, raccourcir ou… ne rien changer !

Dans un autre article, d’une autre série, je vous ferai certainement part d’autres astuces pour retravailler les patrons mais pour aujourd’hui, je trouve que c’est déjà bien suffisant à assimiler… à condition que je ne vous ai pas perdu(e)s en route, ce qui n’est pas impossible !

Allez, c’est promis, au prochain chapitre de cette « Histoire d’une robe de communiante », on entrera – enfin, vous dîtes-vous ! – dans le vif du sujet : la réalisation de la toile…

 

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 3

Comment et où acheter votre tissu…

Si vous habitez la région parisienne ou – mieux encore – Paris,  la chance est avec vous ! Bien entendu, je ne parle pas du climat (bof, bof) ni de la circulation (dur, dur)… En bonne provinciale ET sudiste que je suis, je crois que je ne m’habituerai jamais à la rudesse de ces deux conditions réunies, indissociables de la vie francilienne qui n’est pas sans charmes pour autant.

La preuve ! Tous ces magasins dans lesquels vous pouvez vous rendre les yeux (presque) fermés pour acheter le tissu adapté à n’importe quelle réalisation. Et c’est  là que, comme diraient les supporters du PSG, Paris est magique !

Avant toute chose, soyons clair. Une robe de communiante réussie ne se fabrique pas avec n’importe quelle étoffe. Vous pouvez toujours fouiller dans vos fonds de placards et utiliser un vieux drap blanc cent fois lavé et repassé mais je doute fort que le résultat final soit, comment dire… waouuu…

Une robe de communiante, c’est comme une robe de mariée…  en plus petit ! Il vous faut donc du beau. Du noble. Et rien d’autre ! Enfin… Quelques dizaines d’heures de travail aussi… Mais dîtes-vous bien qu’une robe de communiante, surtout « home-made », ça ne se jette pas. Au contraire, ça se transmet de génération en génération… Et donc, dans 50 ans, quand votre petite fille ressortira du placard la robe de sa maman, vous en serez encore toute fière ! Si, malheureusement, vous n’êtes plus de ce monde, il y a fort à parier que l’on s’extasiera d’autant plus sur votre travail si beau, si délicat, si exceptionnel. Une telle postérité, ça vaut quand même le coup, non ?

Donc, j’enchaîne, si vous êtes sur Paris ou région parisienne, prenez votre voiture, le RER, un Vélib, le bus ou le métro et rendez-vous dans le quartier du Marché Saint Pierre. Là, des dizaines de magasins, plus ou moins attractifs, vous tendront leurs bras. A mon sens, il n’est pas utile d’entrer dans chacun d’eux. Allez directement chez les « Tissus Reine ». Sur votre droite, juste à l’entrée, vous trouverez tout ce qu’il vous faut !

http://www.tissus-reine.com/

Il y a là un rayon complet de tissus blancs et écrus parfaitement adaptés aux créations de robes de mariées et donc – qui peut le plus peut le moins – aux robes de communiantes. N’hésitez pas à solliciter les vendeuses qui seront d’excellent conseil car elles connaissent bien leur affaire. Et surtout, n’oubliez pas d’amener avec vous la photo ou le croquis du modèle que vous souhaitez réaliser ainsi que la stature de l’enfant à qui la robe est destinée. Cela vous permettra d’acheter le métrage suffisant et de ne pas être obligé(e) de revenir.

Si vous n’habitez pas la région parisienne ou si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, vous pouvez toujours les appeler et faire une vente à distance en bénéficiant de leur assistance téléphonique. Bien sûr, ce n’est pas la même chose que de pouvoir toucher le tissu et jauger son tombé mais c’est mieux que rien ! Dans ce cas, préparez déjà votre commande en amont et demandez à être mise en relation avec le rayon mariage.

Là, je le sais, vous allez me dire « Tout ça, c’est bien beau mais qu’est-ce que j’achète comme tissu ? ». J’y viens.

Concernant la quantité :

En tout premier lieu, répertoriez les différents tissus nécessaires à votre modèle. Pour ma part, j’en ai eu besoin de trois :

–              Un satin de coton

–              Une mousseline de soie

–              Un organza de soie

(Au passage, voilà de quoi vous fournir quelques sérieux indices pour deviner sur quel projet je travaille…)

Comme il s’agit de petites filles et que les tissus sont généralement en 140 cm de largeur (voire 150 cm et plus encore), je pense pouvoir vous orienter ainsi sans me tromper :

Prévoyez (dans les tissus correspondants) une hauteur pour le buste, une hauteur pour la jupe et une hauteur pour les manches. Si la robe est d’un seul tenant, calculez une seule hauteur (de la base du cou jusqu’à l’ourlet de la robe). Cependant, si votre robe nécessite un gros volume de tissu (parce qu’elle est très froncée par exemple), prévoyez deux hauteurs (sans compter la hauteur de manche bien sûr !).

Concernant la qualité :

Je vous conseillerai d’éviter les matières synthétiques. Préférez l’organza à l’organdi et la mousseline de soie à la mousseline de polyester. Le tombé sera plus souple et surtout, vous éviterez cet effet un peu brillant qui n’est pas gage de bonne qualité. Le prix en sera probablement plus élevé mais c’est ainsi que vous pourrez espérer traverser les générations ! En résumé, feu vert pour le coton, la soie et le lin. Feu orange clignotant pour tout le reste (ce n’est pas interdit mais c’est à éviter ou à utiliser avec modération !).

Il se peut que, même s’ils ont un rayon particulièrement fourni, vous ne trouviez pas tout ce que vous cherchez chez les « Tissus Reine ». Dans ce cas, n’oubliez pas que vous êtes au cœur du quartier idéal pour fureter et dénicher de vraies merveilles. Reste également internet et les nombreux sites sur lesquels vous pourrez toujours commander dentelles, broderies anglaises, piqués de coton, nids d’abeilles, mousselines de soie, satins de coton, et j’en passe…

Avant de partir, n’oubliez pas d’acheter toutes les fournitures de petite mercerie nécessaires au modèle choisi : biais, passepoils, rubans, fermetures à zip (invisibles de préférence !), boutons… Maintenant, c’est bon, je crois que vous avez tout ce qu’il vous faut ! Il est grand temps de rentrer chez vous et de vous atteler à la tâche!!!

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 2

Comment trouver le patron correspondant au modèle choisi…

Je le sais déjà, certaines me diront qu’il n’y a pas forcément besoin de patron pour réaliser une jolie robe… Que leurs grands-mères, leurs mères, leurs tantes cousaient sans filet et qu’elles réalisaient des merveilles…  Je les crois volontiers mais je suis incapable de travailler sans passer par la case patron.

Donc, plutôt que de perdre encore un peu plus de temps à le dessiner moi-même, vu les délais dont je dispose, j’ai préféré sélectionner le modèle le plus approchant parmi les marques de patrons fort nombreuses qui occupent le marché. Et je vous encourage à faire de même, c’est l’assurance de vous appuyer sur le travail de vrai(e)s professionnel(le)s !

Pour cela, n’hésitez pas à faire un tour sur l’un de ces sites:

http://www.citronille.fr/ Ici, vous n’aurez que l’embarras du choix !

http://papillonetmandarine.bigcartel.com/  Un petit faible pour Bianca ou Blue Princess…

http://cestdimanche.canalblog.com/ Atlanta, sans hésiter !

https://ikatee.fr/ Stella ou Lilas m’ont fait de l’œil…

Ce ne sont que quelques pistes, à vous de fureter.

Vous pouvez aussi consulter des magazines comme https://www.lamaisonvictor.com/fr/, il y a souvent de très jolis modèles pour petites filles dont un (Esmée) qui conviendrait particulièrement à une robe de communiante dans le numéro de mars-avril 2017.

Si vous avez vraiment beaucoup de chance, il se peut que vous trouviez le patron identique en tous points à la robe choisie. Cependant, si tel n’était pas le cas – ce qui reste le plus probable – ne vous laissez pas décourager.

Dissociez dans votre esprit le haut et le bas du modèle souhaité. Cherchez dans les patrons proposés un haut qui corresponde et un bas qui corresponde également. Si besoin, pensez à vous les représenter un peu plus longs ou un peu plus courts.

Par exemple, si vous cherchez un patron de robe froncée avec une taille empire et que vous en trouvez un froncé à la taille, lancez-vous, il vous suffira de raccourcir l’empiècement et d’allonger la jupe. Souvent, ce n’est pas plus compliqué que ça ! Je vous indiquerai lors d’une prochaine étape comment faire pour relier entre eux le haut et le bas et pour composer un modèle qui tienne la route !

Pensez à imaginer le rendu tel qu’il serait dans le tissu définitif et avec la bonne longueur, cela vous aidera aussi à visualiser le tombé de votre modèle.

Une fois que vous aurez trouvé votre (ou vos) patron (s), commandez-le(s) ou téléchargez-le(s) dans la bonne taille. Et en attendant qu’il(s) arrive (nt), ne vous reposez pas sur vos lauriers ! Il est temps de passer à la troisième étape : acheter votre tissu.

Pour ma part, j’ai sélectionné un modèle de chez http://www.citronille.fr/ mais bien sûr, je ne vous dirai pas encore lequel, histoire de conserver le suspense…

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 1

Comment choisir le modèle idéal…

C’est le retour des beaux jours, la saison des communions !

Teasing

Il y a quelques semaines, j’ai déjeuné avec une de mes meilleures amies, la mère de ma filleule. On parle de tout et de rien, on fait le point sur les derniers événements de nos vies et, au détour d’une phrase, elle en vient à me dire qu’elle n’a pas encore trouvé la tenue de communiante idéale pour sa fille (ma filleule, donc !). Il est vrai qu’à 10 ans, ce n’est pas facile, ce ne sont plus vraiment des enfants et pas encore des jeunes filles…

Tout de suite, je pense à proposer mes services pour la réaliser mais, comme j’ai été bercée depuis ma plus tendre enfance par l’adage « Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler », je me retiens. Peur de ne pas être à la hauteur pour une occasion aussi importante. Peur  que mon amie n’ose pas refuser. Peur de lui gâcher sa joie de maman… Bref, nous passons rapidement à un autre sujet de conversation car il y a longtemps que nous ne nous sommes pas vues et nous avons mille choses à nous raconter !

De retour chez moi, je regrette un peu d’avoir cédé à mon éducation au lieu d’écouter mon instinct. Quand même, je me serais volontiers lancée dans cette belle aventure, que dis-je, ce défi ! Deux jours passent et finalement, n’y tenant plus, j’envoie un SMS à mon amie pour lui dire que je me chargerais volontiers de coudre la robe de communiante de ma filleule. Et je la mets totalement à l’aise : si elle refuse ma proposition, faite pourtant de si bon cœur,  non seulement je ne lui en voudrai absolument pas mais cela me laissera plus de temps pour aller (au choix) me promener, lire, prendre des bains de soleil, faire du shopping, etc.

Quelques secondes à peine s’écoulent et je reçois déjà la réponse : « Rien ne pourrait nous faire plus plaisir !». Alors là, j’avoue que je suis scotchée ! Émue ! Impatiente ! Et stressée ! Tout cela à la fois, bien sûr ! Il est temps de mettre les bouchées double afin que tout soit parfait pour le grand jour. Le compte à rebours a commencé. A ce moment-là, il me reste déjà  moins de deux mois… Et aujourd’hui, à peine plus d’un mois…

Parce que je me suis dit que peut-être, comme moi, certaines d’entre vous seraient assez dingues pour se lancer dans une telle épopée, j’ai décidé de vous faire vivre pas à pas mon parcours et, avec toute l’expérience dont je dispose, de vous aider à faire en sorte que votre réalisation ne se transforme pas en cauchemar…

Tous les mardis et tous les vendredis, pendant un petit mois, je vous livrerai donc une étape du projet. Fin de la réalisation prévue aux alentours de la mi-mai… A vos marques, prêt, c’est parti !

Première étape : choisir le modèle idéal

Quel que soit votre sujet de recherche, commencez par faire un tour sur Pinterest, c’est vraiment une mine inépuisable d’inspiration. Dans le domaine de la couture comme dans celui des voyages, de la décoration, du bricolage, de la cuisine, du jardinage ou de tout autre thème qui pourrait vous traverser l’esprit… Faites le test.

Donc, avec mon amie, un certain mercredi de mars, nous avons tapé «robes de communion » dans la barre de recherche et nous avons vu défiler des centaines de modèles. Nous avons commencé par créer, ensemble, un tableau d’inspiration en épinglant les tenues qui nous plaisaient le plus. Nous avons aussi changé de mots clés plusieurs fois (« tenues de cérémonie » par exemple), histoire de ne pas passer à côté de la perle rare, le tout en consultant régulièrement la principale intéressée, à savoir ma filleule !

https://fr.pinterest.com/vcalvini/robes-de-communion/

A la fin de l’après-midi, nous avions réussi à nous recentrer sur une « short-list » de 4 robes. Et le soir même, après en avoir débattu en famille, mon amie m’a annoncé le choix final !

J’ai beaucoup hésité… Dois-je vous le montrer dès à présent, ce modèle, ou dois-je le tenir secret jusqu’au bout ? Je penche plutôt pour la deuxième option. D’une part, parce que je crois qu’ainsi vous lirez mes conseils avec une plus grande latitude d’esprit (imaginez que le modèle retenu ne vous plaise pas, vous vous projetterez mal dans l’expérience et vous n’en retiendrez pas les bonnes leçons) et, d’autre part, parce que, peu importe le modèle, la méthode de progression reste la même. Enfin et surtout, parce que je préfère garder la surprise !!!

Mais comme je suis quand même sympa, j’ai décidé de vous montrer les 4 robes qui ont passé l’épreuve des premières sélections 😉

(Voir photos ci-dessus)

Rendez-vous vendredi 21 avril pour le chapitre 2…