Catégorie : Magasins de tissus

Toto s’installe à Orgeval (78)

Un nouveau (grand) magasin de tissus dans les Yvelines !

Jamais je n’aurais pensé écrire un jour cet article et pourtant…

Depuis quelques semaines, plusieurs de mes clientes me parlaient d’un nouveau Toto qui venait d’ouvrir à Orgeval. Un grand Toto, à nul autre pareil, en lieu et place de l’ancien Darty, situé dans la galerie commerciale Art de vivre.

Du coup, à force de les entendre chanter ses louanges, j’ai voulu moi aussi voir la tête à Toto (OK! Je sors… elle est carrément nulle mais c’était plus fort que moi!).

Je suppose que vous connaissez toutes et tous Toto… Pour celles/ceux qui vraiment ne sauraient pas de quoi je parle et confondraient avec le personnage de ma blague débile, Toto est une chaîne de magasins de tissus, mercerie et bazar implantés un peu partout en France depuis 1961 dans les endroits les plus improbables. Je me souviens qu’il y a une vingtaine d’années, il y en avait même un sur la Croisette, à Cannes, là où le mètre carré coûtait déjà 50.000F (oui, à l’époque on comptait en francs, c’était un autre siècle). Traduction : 8.000€ d’aujourd’hui, sans parler de la hausse de l’immobilier, rendez-vous compte !!!

Du reste, à Paris et région parisienne, les lieux actuels d’implantation ne sont pas « dégueu » non plus : à part le magasin d’Ivry, les quatre autres Toto sont tous situés dans l’ouest parisien, Orgeval donc, Saint Germain en Laye, Boulogne et le très chic seizième arrondissement. De là à dire que l’image de Toto ne colle pas vraiment à sa clientèle, il n’y a qu’un pas… que je me garderai bien de franchir car Toto est devenu une institution au même titre que Tati dans le paysage commercial français.

Mercredi, cela ne vous a pas échappé, il faisait une température tropicale et j’avais un besoin urgentissime de tissus de toutes sortes pour la formation surjeteuse qui avait lieu chez moi vendredi avec la grande papesse Christelle Beneytout (je vous raconte tout dans mon prochain article, rassurez-vous).

Je comptais donc faire un aller-retour express au Marché Saint Pierre. Rien que d’y songer, j’en étais éreintée à l’avance. Et puis, bingo ! Une étincelle s’est allumée dans mon cerveau ramolli par la chaleur et m’a suggéré d’aller chez Toto à Orgeval. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Premier avantage : un grand parking gratuit pour se garer. Deuxième avantage : peu de monde dans ce petit centre commercial en déshérence. Espérons quand même que le nombre de clients augmente afin qu’il ne soit pas obligé de fermer !

Me voilà donc chez Toto. Tout de suite, je suis accueillie par une charmante jeune femme, Véronique, souriante et disponible (avec un prénom pareil, il ne pouvait pas en être autrement!). Ça change (celles qui fréquentent le Toto de Saint Germain en Laye comprendront à quoi je fais allusion !). Elle me confie aux bons soins d’un certain Charlie, particulièrement aimable lui aussi et d’excellent conseil (40 ans d’expérience dans le secteur du tissu). En moins d’une demi-heure, j’avais choisi et fait couper tous mes tissus d’entraînement à des prix imbattables.

Ensuite, j’ai fait tranquillement le tour du magasin pour bien me rendre compte de l’offre proposée. A gauche de l’entrée, se trouve le coin mercerie dans lequel je n’ai rien acheté car je n’avais besoin de rien. Il y a beaucoup de rubans, des fils, des patrons, du matériel de couture, etc. Le corner est spacieux et bien présenté, juste derrière la caisse.

Au centre et au fond du magasin, la partie bazar et linge de maison, rideaux prêts à poser, oreillers, etc. Je le confesse, je n’ai pas du tout regardé ce secteur qui ne m’intéressait pas plus que ça.

En revanche, j’ai prêté une attention particulière au (vaste) rayon de tissus qui présente un grand choix, très éclectique. C’est une bonne alternative lorsqu’on ne trouve pas les tissus recherchés à la superbe mercerie de St Germain en Laye (située au 5, rue de Paris) et que l’on n’a pas très envie d’aller jusqu’à Paris…

Dans le désordre, il y a : du lin de toutes les couleurs, des dentelles, des doublures, des matelassés, des simili-cuirs très chouettes, des imprimés trop mignons, des fausses-fourrures, de l’éponge, du nid d’abeille, des toiles cirées, des jerseys, des popelines, des viscoses, de la soie, des wax, des madras, des satins, des plumetis, des coupons et même un coin où l’on peut acheter du tissu au poids. Enfin bref, je m’arrête là, il y a vraiment de tout, à vous d’aller y faire un tour !

 

TOTO

Centre Commercial Art de Vivre – 502 route de quarante sous – 78630 Orgeval

Tel : 09 72 61 65 50

Ouvert le lundi de 14h à 19h, et du mercredi au dimanche de 10h30 à 19h. Fermé le mardi.

Accueil

 

 

 

 

Balade printanière dans les rues niçoises – Part two

« Singer » à Nice, une adresse à retenir !

Si vous avez suivi mon petit périple niçois dans mon précédent article, vous le savez déjà : dans ma ville natale, le tour des (bonnes) adresses couture est vite fait ! Du moins pour celles situées en plein centre-ville. Je crois vous les avoir déjà toutes livrées à l’exception des deux meilleures, dont celle que vous allez découvrir aujourd’hui.

Après avoir exploré le seul et unique magasin de tissus existant ainsi que les deux merceries principales, j’ai demandé s’il était possible de prendre des cours de couture à Nice et à quel endroit. On m’a alors orientée vers le magasin SINGER qui se trouve à quelques mètres de là. L’avantage pour les couturières niçoises, reconnaissons-le tout de même, c’est que tous les hauts-lieux d’approvisionnement se situent à moins de 200 mètres les uns des autres.

En quelques secondes à peine, me voilà donc chez SINGER. Après avoir été si fraîchement reçue dans les trois précédentes enseignes – je n’ai pourtant pas l’air bien offensif, c’est à croire qu’ils n’ont besoin ni de clients ni de notoriété -, quel plaisir d’être accueillie à bras ouverts  dans ce magasin clair et impeccablement agencé !

En quelques mots, je me présente auprès de la dame qui se trouve derrière le comptoir, Jocelyne, et hop, me voilà aussitôt entraînée vers l’arrière-boutique. J’ai de la chance. J’arrive au moment même où se termine le cours de couture du samedi matin. Jocelyne me présente au professeur, Evelia Delanoë, ainsi qu’aux autres élèves, toutes ravies de me rencontrer. Ouf, j’ai eu peur, j’ai bien cru que la réputation inhospitalière des Niçois n’était pas une légende. Mais me voilà pleinement rassurée !

Ce cours de couture m’a l’air bien sympathique en tout cas, comme la professeure qui le dispense (au centre sur la photo, avec le mètre ruban) et les élèves qui le fréquentent. Dans une petite salle toute blanche et généreusement éclairée sont disposées 3 machines à coudre (haut de gamme et électroniques, s’il vous plaît !) ainsi qu’une surjeteuse. Trois tables, une pour chaque participante car en général c’est le nombre maximum d’élèves. Même si ce matin, elles sont quatre. Trois bonnes copines qui profitent de l’occasion pour se retrouver et papoter (et coudre aussi, bien sûr !). Et une petite nouvelle qui a acheté une machine à coudre et qui cherche à l’apprivoiser. Si j’ai tout bien compris, le programme est libre, chacune réalise ce qui lui plaît en fonction de son niveau et de ses goûts (comme à L’Atelier Des Cousettes !)

Les cours durent 2 heures, il y en a tous les jours de la semaine, sauf le dimanche. On peut choisir d’assister à un cours unique (20€) ou prendre un forfait de 6 leçons (120€ plus une séance gratuite). Pour vous inscrire, contactez le magasin (voir coordonnées ci-dessous) ou envoyez un mail au professeur à l’adresse suivante : eguillegonzalez@hotmail.com

Je ne pouvais pas partir sans m’intéresser à la boutique en tant que telle. Même si ce n’est pas la marque avec laquelle j’ai coutume de travailler dans mon atelier (moi, je suis plutôt PFAFF, vous le savez bien), je dois reconnaître que la gamme de machines SINGER est étendue et de qualité. Gros, gros coup de cœur pour les petites dernières aux couleurs acidulées (roses, bleues ou jaunes). Oh la la, comme ces jolies machines au look vintage me font les yeux doux ! Je serais presque prête à changer de marque et à renouveler tout mon cheptel (ce qui ne serait vraiment pas raisonnable vu que mes machines fonctionnent très bien et n’ont nul besoin d’être changées !). Renseignements pris, elles sont plutôt conçues pour les débutantes et je n’irais pas loin avec elles… Je les abandonne après un dernier regard plein de regrets… Mais je les conseille volontiers aux débutantes !

Chez SINGER, on peut acheter aussi :

  • du matériel de couture (ciseaux, fils, aiguilles, etc.),
  • de la laine (un mur entier est dédié aux très belles marques Plassard et Fonty ainsi qu’à une petite marque italienne que, je l’avoue, je ne connaissais pas, Adriafil),
  • des fers et tables à repasser (of course !),
  • et quelques articles de petit électro-ménager (comme machines à glaçons ou cafetières par exemple).

Avant de partir, je retente la question déjà posée dans les merceries : où acheter du tissu à Nice ? Jocelyne m’indique « Tessuti » qui veut dire tissus en italien. Et de fait, il s’agit d’un revendeur de tissus italiens de haute qualité, situé à Saint André de la Roche. J’espère que vous ne m’en voudrez pas, je n’ai pas eu le temps d’y aller car c’est quand même pas mal excentré… Mais j’ai visité leur site internet et comme l’endroit a l’air intéressant, je vous ai mis le lien : https://www.tessuti.fr/

Boutique SINGER – 45 rue Hôtel des Poste – 06 000 Nice – 04 93 62 97 16

Responsables : Jocelyne et Françoise

mag.nice-postes@singer-distrib.com

La semaine prochaine, je vous parlerai de « La Droguerie » que vous connaissez déjà si bien à Nice, à Paris et dans toutes les jolies villes de province 😉

 

Balade printanière dans les rues niçoises – Part one

Nice couture !

Donc, comme vous le savez déjà, je suis Niçoise. Et donc, comme vous vous en doutez, je retourne parfois dans ma ville natale. Avec toujours autant de plaisir, celui de retrouver, entre autre, la luminosité éclatante du sud ! Mais rassurez-vous, je ne suis pas venue vous parler météo… J’ai plutôt prévu aujourd’hui de vous guider dans les rues de Nice pour découvrir les hauts lieux de la couture car c’est quand même le sujet qui nous intéresse principalement sur ce blog !

Autant vous le dire tout de suite, Nice n’est pas une ville où les gens cousent beaucoup. Comme dans  tous les endroits où il fait beau la majeure partie de l’année (300 jours de soleil contre 300 jours de pluie à Paris, ça vous parle ?!), les habitants préfèrent sortir plutôt que rester enfermés chez eux. Une petite veste vite enfilée, un manteau un peu plus chaud au plein cœur de l’hiver et hop, c’est parti pour une belle promenade. Il n’y a guère que les jours de pluie où les rues sont désertes… Et pour cause, tous aux abris, les précipitations niçoises ressemblent davantage à la mousson thaïlandaise qu’au crachin breton. Bref, si l’on excepte ces épisodes qui ne durent jamais bien longtemps, le climat de mon pays, vous l’aurez compris, n’est pas très propice aux loisirs créatifs.

Pour autant, les amateurs/trices de couture trouveront tout ce qu’il leur faut pour pratiquer leur passion.  Dans cet article et les deux suivants, j’ai prévu de dresser la liste la plus exhaustive possible des adresses que j’ai pu trouver, principalement en centre-ville. Si par hasard vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les signaler afin que je mène l’enquête lors d’un prochain séjour et que je les mette elles aussi à l’honneur !

Dans l’immédiat, en attendant vos lumières, je vous livre les fruits de mon périple niçois…

Lorsque j’étais enfant, il y avait deux merceries qui comptaient. Toutes deux dans la même rue. Eh bien, j’ai eu le plaisir de constater qu’elles étaient toujours là, au même endroit, immuables. Rien n’a bougé, il suffit pour s’en convaincre de regarder leurs devantures !

La mercerie « La Boutonnerie »

Dans cette première enseigne, vous trouverez un peu de tout mais il vous faudra être assez imaginatif(ve) car l’intérieur ressemble un peu (carrément ?) à l’extérieur, rien de très glamour donc… Mais beaucoup de choix et, probablement, (une partie de) votre bonheur !

Des boutons en veux-tu en voilà (bien sûr, serais-je tentée de dire, avec un nom pareil !), des rubans, de la passementerie, des fils de toutes sortes, des cônes à surjeteuse, de la toile tailleur, de la toile à patron, de la doublure, des ciseaux, des épingles et autre matériel de couture, de la laine (de la marque Katia, je ne sais pas vous mais moi je ne connaissais pas), des fournitures pour rideaux, des boites à ouvrages, des perles, des strass, des clous pour la customisation… J’en oublie sans doute… Et encore bien d’autres articles en lien plus lointain avec la couture comme des chapeaux et fleurs de cérémonie, des barrettes, des pochettes, des écharpes. Au temps de mon enfance, c’était déjà comme cela, surtout ne changeons rien !

La boutonnerie – 4, rue Blacas – 06000 Nice – 04 93 62 18 62

Ouvert de 9h30 à 12h et de 13h à 18h30 (sauf le samedi, fermeture à 17h30).

La mercerie « Barale »

Dans cette seconde boutique, à 30 mètres de la précédente, vous trouverez « grosso modo » (tiens, c’est drôle, je n’emploie jamais cette expression, j’ai dû la ramener de Nice avec les bonnes adresses !) la même chose que dans la première. A ceci près que le magasin est plus petit mais aussi plus animé. On sent la clientèle affairée, une vraie ruche, du moins quand je m’y trouvais. Cependant, à mon avis, moins de choix que dans la précédente boutique.

Le magasin se compose de deux parties bien séparées. A droite, le côté cérémonie. Des accessoires pour les mariages (chapeaux, fleurs et barettes à gogo). Et je me souviens que du temps où j’habitais encore Nice, c’était le magasin où tout le monde se pressait pour ce genre d’achats.

A gauche, le côté mercerie. Des rubans, de la passementerie, du matériel de couture, de broderie et de canevas, du tulle pailleté, un mur entier de boutons, (presque plus que chez « La boutonnerie » voisine, un comble !). Le tout fait un peu fouillis et – déception ! -, on n’a pas la possibilité de toucher les articles car ils sont quasiment tous placés sur les murs, derrière des comptoirs où se trouvent les vendeuses. Seule exception, la laine, une bonne surprise même, puisqu’ils vendent les marques Rico et DMC. On notera aussi un petit corner de livres dans lequel (damned !) je n’ai pas vu le mien !!!

Barale – 2, rue Blacas – 06000 Nice – 04 93 62 17 63

Ouvert le lundi et le samedi à partir de 10h, du mardi au vendredi à partir de 9h30. Fermeture tous les jours de 12h30 à 14h et le soir à 18h30.

Le magasin de tissus « Wonderland »

Bon, tout ça c’est très bien mais à quoi vont bien nous servir toutes ces emplettes si l’on n’a pas de tissu ? C’est bien sûr la question que je me suis posée après avoir exploré ces deux boutiques et constaté qu’il n’y avait pas l’once d’un coupon de tissu à vendre. Après avoir tenté sans succès de créer du lien avec les vendeuses, j’ai tout de même réussi à apprendre que non loin de là se trouvait un vendeur de tissu de qualité.

« Wonderland » est, comment dire… Une vraie caverne d’Ali Baba. Le patron m’a autorisée à faire un tour dans son magasin mais très rapidement parce que c’était l’heure de la fermeture. Que je me présente comme rédactrice / animatrice d’un blog de couture n’y a rien changé, l’heure c’est l’heure ! J’ai donc fait le tour du magasin au pas de course. J’ai pu constater en effet qu’il proposait une offre très variée. Ce n’est pas ici que vous trouverez des tissus bon marché mais je pense que si vous recherchez la qualité avant tout, cette adresse peut devenir la vôtre. Il y a des tissus de grands créateurs mais pas seulement. Des lainages, des cotons, des soies, des unis, des tweeds, des imprimés, etc. Faîtes tout de même abstraction de la rudesse du patron et du désordre ambiant…

Wonderland – 6, rue du Docteur Guidoni – 06 000 Nice – 04 22 16 54 57

Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h du mardi au samedi (enfin, je crois…).

Ça, c’est pour l’hyper centre-ville. Je me suis aussi souvenue qu’un peu plus loin, il y avait aussi un Toto dans la rue de France, La maison d’Ursule à Saint Isidore et Mondial Tissus à Saint Laurent du Var. Pour ça, vous n’avez pas besoin de moi, il vous suffit de chercher sur les pages jaunes ou sur internet et vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur ces enseignes 😉

A suivre…

On va s’arrêter là pour aujourd’hui.

Soyez tranquille, je vous réserve le meilleur pour la fin.

Deux adresses excellentes où vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour coudre de A à Z et que je vous dévoilerai dans quelques jours 🙂

 

 

 

Histoire d’une robe de communiante « home-made », chapitre 3

Comment et où acheter votre tissu…

Si vous habitez la région parisienne ou – mieux encore – Paris,  la chance est avec vous ! Bien entendu, je ne parle pas du climat (bof, bof) ni de la circulation (dur, dur)… En bonne provinciale ET sudiste que je suis, je crois que je ne m’habituerai jamais à la rudesse de ces deux conditions réunies, indissociables de la vie francilienne qui n’est pas sans charmes pour autant.

La preuve ! Tous ces magasins dans lesquels vous pouvez vous rendre les yeux (presque) fermés pour acheter le tissu adapté à n’importe quelle réalisation. Et c’est  là que, comme diraient les supporters du PSG, Paris est magique !

Avant toute chose, soyons clair. Une robe de communiante réussie ne se fabrique pas avec n’importe quelle étoffe. Vous pouvez toujours fouiller dans vos fonds de placards et utiliser un vieux drap blanc cent fois lavé et repassé mais je doute fort que le résultat final soit, comment dire… waouuu…

Une robe de communiante, c’est comme une robe de mariée…  en plus petit ! Il vous faut donc du beau. Du noble. Et rien d’autre ! Enfin… Quelques dizaines d’heures de travail aussi… Mais dîtes-vous bien qu’une robe de communiante, surtout « home-made », ça ne se jette pas. Au contraire, ça se transmet de génération en génération… Et donc, dans 50 ans, quand votre petite fille ressortira du placard la robe de sa maman, vous en serez encore toute fière ! Si, malheureusement, vous n’êtes plus de ce monde, il y a fort à parier que l’on s’extasiera d’autant plus sur votre travail si beau, si délicat, si exceptionnel. Une telle postérité, ça vaut quand même le coup, non ?

Donc, j’enchaîne, si vous êtes sur Paris ou région parisienne, prenez votre voiture, le RER, un Vélib, le bus ou le métro et rendez-vous dans le quartier du Marché Saint Pierre. Là, des dizaines de magasins, plus ou moins attractifs, vous tendront leurs bras. A mon sens, il n’est pas utile d’entrer dans chacun d’eux. Allez directement chez les « Tissus Reine ». Sur votre droite, juste à l’entrée, vous trouverez tout ce qu’il vous faut !

http://www.tissus-reine.com/

Il y a là un rayon complet de tissus blancs et écrus parfaitement adaptés aux créations de robes de mariées et donc – qui peut le plus peut le moins – aux robes de communiantes. N’hésitez pas à solliciter les vendeuses qui seront d’excellent conseil car elles connaissent bien leur affaire. Et surtout, n’oubliez pas d’amener avec vous la photo ou le croquis du modèle que vous souhaitez réaliser ainsi que la stature de l’enfant à qui la robe est destinée. Cela vous permettra d’acheter le métrage suffisant et de ne pas être obligé(e) de revenir.

Si vous n’habitez pas la région parisienne ou si vous n’avez pas le temps de vous déplacer, vous pouvez toujours les appeler et faire une vente à distance en bénéficiant de leur assistance téléphonique. Bien sûr, ce n’est pas la même chose que de pouvoir toucher le tissu et jauger son tombé mais c’est mieux que rien ! Dans ce cas, préparez déjà votre commande en amont et demandez à être mise en relation avec le rayon mariage.

Là, je le sais, vous allez me dire « Tout ça, c’est bien beau mais qu’est-ce que j’achète comme tissu ? ». J’y viens.

Concernant la quantité :

En tout premier lieu, répertoriez les différents tissus nécessaires à votre modèle. Pour ma part, j’en ai eu besoin de trois :

–              Un satin de coton

–              Une mousseline de soie

–              Un organza de soie

(Au passage, voilà de quoi vous fournir quelques sérieux indices pour deviner sur quel projet je travaille…)

Comme il s’agit de petites filles et que les tissus sont généralement en 140 cm de largeur (voire 150 cm et plus encore), je pense pouvoir vous orienter ainsi sans me tromper :

Prévoyez (dans les tissus correspondants) une hauteur pour le buste, une hauteur pour la jupe et une hauteur pour les manches. Si la robe est d’un seul tenant, calculez une seule hauteur (de la base du cou jusqu’à l’ourlet de la robe). Cependant, si votre robe nécessite un gros volume de tissu (parce qu’elle est très froncée par exemple), prévoyez deux hauteurs (sans compter la hauteur de manche bien sûr !).

Concernant la qualité :

Je vous conseillerai d’éviter les matières synthétiques. Préférez l’organza à l’organdi et la mousseline de soie à la mousseline de polyester. Le tombé sera plus souple et surtout, vous éviterez cet effet un peu brillant qui n’est pas gage de bonne qualité. Le prix en sera probablement plus élevé mais c’est ainsi que vous pourrez espérer traverser les générations ! En résumé, feu vert pour le coton, la soie et le lin. Feu orange clignotant pour tout le reste (ce n’est pas interdit mais c’est à éviter ou à utiliser avec modération !).

Il se peut que, même s’ils ont un rayon particulièrement fourni, vous ne trouviez pas tout ce que vous cherchez chez les « Tissus Reine ». Dans ce cas, n’oubliez pas que vous êtes au cœur du quartier idéal pour fureter et dénicher de vraies merveilles. Reste également internet et les nombreux sites sur lesquels vous pourrez toujours commander dentelles, broderies anglaises, piqués de coton, nids d’abeilles, mousselines de soie, satins de coton, et j’en passe…

Avant de partir, n’oubliez pas d’acheter toutes les fournitures de petite mercerie nécessaires au modèle choisi : biais, passepoils, rubans, fermetures à zip (invisibles de préférence !), boutons… Maintenant, c’est bon, je crois que vous avez tout ce qu’il vous faut ! Il est grand temps de rentrer chez vous et de vous atteler à la tâche!!!