Histoire d’une robe de communiante, chapitre 5

On a le modèle. Le patron. Et le tissu.

Vient un moment où l’on ne peut plus surseoir à ses obligations. Un moment où il est grand temps de retenir sa respiration et de se lancer pour réaliser le plus joli des modèles. Bref, de se montrer, enfin !, à la hauteur.

Je ne sais pas vous mais moi, chaque fois que je commence un ouvrage d’envergure, j’ai un peu de mal à m’y mettre. Je tourne autour du pot. Ou plutôt, de mes fournitures. Je les regarde amoureusement, je les plie, je les déplie, je les replie. J’éprouve la douceur du tissu, le tombé de l’étoffe. Je les mets en scène. Je ressens un mélange d’excitation et d’appréhension. Comme si j’étais sur le point de faire le grand saut.

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